À surveiller ce mois-ci

1er mars

The Widow (Amazon Prime)

Kate Beckinsale est une comédienne merveilleuse. Sa carrière a malheureusement été marquée par une série de choix discutables (Underworld, Pearl Harbor…).  Peut-être pour la première fois, la Britannique a l’occasion d’être la tête d’affiche d’une production à la fois sérieuse et commerciale. Elle interprète ici une femme qui se rend au Congo pour enquêter sur la mort de son mari – qu’elle croit vivant.

The Boy Who Harnessed the Wind (Netflix)

Chiwetel Ejiofor. Le nom vous dit peut-être quelque chose. En 2014, ce comédien nigérien avait été mis en nomination pour un Oscar et un Golden Globe pour son travail dans 12 Years A Slave. Ejiofor signe le scénario, assure la réalisation et tient un rôle dans The Boy Who Harnessed the Wind. La prémisse est attendrissante: un garçon du Malawi parvient à convaincre les habitants de son village de construire une éolienne après en avoir vu une dans un livre. Les premières critiques parlent d’une oeuvre intelligente et touchante.

3 mars

Leaving Neverland (HBO)

Probablement le documentaire le plus attendu de l’année. On y fait la connaissance de deux hommes qui, enfants, se sont liés d’amitié avec Michael Jackson alors qu’il était au sommet. L’oeuvre, en deux parties, est entourée de controverse et déjà honnie par la famille Jackson. On se doute que les nombreuses rumeurs entourant les penchants sexuels du Roi de la pop seront au coeur du documentaire…

6 mars

Grisse (HBO)

Parmi les services de diffusion en continu, HBO est probablement celui dont les productions sont les plus imposantes. Dans Grisse, nous sommes propulsés dans l’Inde coloniale du 19e siècle afin de suivre un groupe de rebelles qui tentent de détrôner un gouverneur sanguinaire. L’Indonésienne Adinia Wirasti fait ses débuts en Occident dans le rôle principal.

19 mars

The Act (Hulu)

On dit déjà beaucoup de bien de cette série qui mélange l’horreur et le thriller psychologique. C’est l’histoire d’une adolescente prénommée Gypsy (Joey King) qui tente de s’extirper d’une mère hyperprotectrice (Patricia Arquette). L’excellente Chloë Sevigny fait aussi partie de la distribution.

29 mars

Hanna (Amazon Prime)

Vous vous souvenez peut-être du film du même titre, lancé en 2011, avec une jeune Saoirse Ronan dans le rôle-titre. Amazon reprend le concept et l’étire sur huit épisodes. Cette fois, c’est la nouvelle venue Esme Creed-Miles qui interprète l’assassine qui tente d’échapper aux griffes d’un agent de la CIA. Après avoir brillé dans The Killing, Mireille Enos et Joel Kinnaman font à nouveau la paire (à mon grand bonheur!).

Santa Clarita Diet – saison 3 (Netflix)

La famille Hammond est de retour! Sheila (Drew Barrymore) est un zombie alors que son mari Joel (Timothy Olyphant) est tout ce qu’il y a de plus normal. Comment cacher à tout le monde la condition de Sheila quand elle n’obéit qu’à un seul désir: déguster de la chair humaine? La série est un succès critique et commercial. C’est sanglant, loufoque, saugrenu… et pas dénudé de petits messages sur les «différences» culturelles.

J’ai vu pour vous

Dirty John (Netflix) – L’amour est aveugle, dit-on. C’est ce que nous rappelle Dirty John, une série de huit épisodes créée par Alexandra Cunningham (Bates Motel, Desparate Housewife). Inspiré de faits vécus, Dirty John raconte la déroutante histoire de Debra (Connie Britton), une riche femme d’affaires qui tombe sous le charme d’un sinistre manipulateur (Eric Bana). Petit à petit, Debra réalisera que son nouveau mari lui a menti sur toute la ligne… et que sa vie est en danger. Cette série nous transporte dans le cauchemardesque quotidien des femmes qui sont aux prises avec un conjoint violent et contrôlant. Bana y est absolument superbe (peut-être même assez pour une nomination aux Golden Globes). Britton est fidèle à elle même (c’est-à-dire excellente) et Juno Temple est tordante dans le rôle de la sarcastique enfant gâtée. À voir pour la qualité du suspense. (4,5/5)

Sex Education (Netflix) – Cette série britannique, très bien accueillie par la critique, m’a laissé un peu perplexe. Après deux épisodes qui semblent tirés d’American Pie (avec quelques scènes de nudité totalement gratuites), la série se fait plus sérieuse et aborde de front plusieurs questions de natures sexuelles qui sont le lot des adolescents (homosexualité, grossesse, blocages psychologiques, peines d’amour, maladies, etc.). Si le traitement de ces sujets est sensiblement le même qu’à l’époque de Watatatow, Beverly Hills 90210 ou Degrassi, la série se démarque par son humour pincé et les performances d’Asa Butterfield (qui a du Hugh Grant dans le nez), Gillian Anderson, Emma Mackey et Ncuti Gatwa. Une oeuvre qui fait sourire, sans toutefois jamais faire rire aux éclats. (4/5)

Doom Patrol (DC Universe) – À l’image d’un livre et de sa couverture, il peut être imprudent de juger une émission à son premier épisode. Par exemple, j’ai presque fermé les livres sur Titans, le mois passé, après avoir visionné le premier chapitre. Ce aurait été une grave erreur puisque j’ai finalement bien apprécié cette série de DC Universe qui met en vedette le superhéros Robin. J’ai toutefois peu d’espoir pour Doom Patrol, une autre série de DC Universe (dont, incidemment, les personnages avaient fait une apparition dans Titans). Le narrateur nous promet une émission mettant en vedette une bande de ratés dotés de super pouvoirs. Un seul épisode étant disponible au moment d’écrire ces lignes, force est de constater que les ratés en question sont également dépourvus de charisme. DC nous propose donc une série off-beat, marquée par le sarcasme, l’ironie et l’auto-dérision. Le résultat ressemble toutefois au travail d’une équipe de production qui se force beaucoup trop pour être cool – et qui a travaillé avec les moyens du bord (certains effets spéciaux sont gênants). À éviter, à moins d’être un fan fini de la bande dessinée. (1,5/5)

Conversations with a Killer: The Ted Bundy Tapes (Netflix) – Ce documentaire de près de trois heures (divisé en quatre épisodes) nous entraîne sur les traces de Ted Bundy, un étudiant en droit qui, à la fin des années 1970, a tué une trentaine de jeunes femmes dans une demi-douzaine d’États américains. La série est en fait une rétrospective de la vie de Bundy, entrecoupée d’extraits d’entrevues que le tueur a accordées à un journaliste alors qu’il était détenu. Si la rétrospective brille par l’ampleur de sa recherche, les mises en situation et la qualité de ses intervenants, les bribes d’informations tirées de la fameuse entrevue n’apportent à peu près rien au propos, Bundy ayant refusé de revenir sur ses crimes. (4/5)

Trois classiques à voir ou revoir

American Beauty (1999) (1er février, Amazon Prime et Hulu)
Cette formidable satire de la classe moyenne américaine demeure drôlement d’actualité. On écoute pour l’humour cinglant, on reste pour le jeu de Benning et de Spacey.

Batman Begins et The Dark Knight (1er février, Hulu)
Vous vous souvenez de cette époque bénie où le cinéma de super-héros était davantage qu’un ramassis d’émotions faciles et de pixels? Voici Batman à son meilleur. Et de loin.

JFK (1991) (1er février, Amazon Prime)
En cette période de fausses nouvelles, pourquoi ne pas faire une petite incursion dans l’enquête de ce qui demeure, 55 ans plus tard, l’objet de nombreuses théories du complot?