Le NPD en quête d’une raison d’être

Avec le départ de Jennifer McKenzie, la semaine passée, le Nouveau parti démocratique du N.-B. va encore tenter de se trouver un nouveau chef. Mais cette fois, plus que jamais, il va aussi devoir se trouver une raison d’être.

La formation politique – qui n’en est pas à ses premiers déboires – est en piteux état. Dans le contexte actuel, sa situation pourrait difficilement être pire.

Lors des élections de septembre dernier, elle n’a récolté que 5% des votes, soit huit points de pourcentage de moins qu’en 2014.

Ce score anémique n’est pas en soi une première; le NPD avait réalisé le même score en 2006.

Mais l’écosystème politique a beaucoup changé depuis avec la montée phénoménale du Parti vert.

Aujourd’hui, le NPD ne peut plus se contenter d’appuyer sur le piton reset une fois de plus sans trop se poser de questions, parce qu’il n’est plus le seul joueur dans le champ gauche.

Même si David Coon grince un peu des dents quand l’on dit que son parti est de gauche, il reste que les verts et les néo-démocrates ont pas mal d’atomes crochus et qu’ils se battent en partie pour le même électorat.

Comme le Parti vert est aujourd’hui plus visible que jamais et que ni les verts ni les néo-démocrates ne semblent vraiment très chauds à l’idée d’unir leurs forces, le NPD va devoir trouver le moyen de se démarquer.

D’ailleurs, comme le notait récemment Mathieu Roy-Comeau dans sa chronique, les verts n’auraient absolument rien à gagner d’un mariage des partis.

Le renouvellement du NPD pourrait peut-être passer par la promotion d’idées progressistes qui sortent des sentiers battus par les verts et les libéraux. Ou par l’élection d’un chef charismatique et solide. Mais cela est bien plus facile à dire qu’à faire.

Honnêtement, je souhaite bonne chance aux néo-démocrates.

Parce que vu de ma tour d’ivoire de chroniqueur, je ne vois vraiment pas comment ils vont relancer leur parti, qui n’a jamais été aussi peu pertinent.