«La maladie est un avertissement qui nous est donné pour nous rappeler à l’essentiel.» – Proverbe tibétain

Si l’on est atteint d’une maladie, n’est-il pas mieux de lutter pour sa santé que de lutter contre cette affection?

C’est la lecture du livre du Dr Dufour qui m’a inspiré ce concept. Il écrit: «Imaginons qu’au lieu de lutter contre un symptôme ou une maladie nous luttions pour nous-mêmes, pour celui ou celle que nous sommes, afin que nous soyons non seulement en bonne santé, mais aussi heureux, bien dans notre peau.» Il pose aussi la question suivante: «À quoi cela sert-il de se battre contre un mal qui a été engendré par soi-même?» 1

Nos maux sont significatifs

Notre corps est un fidèle messager devant lequel je m’incline: s’il amène une maladie, il y a une raison. Le message n’est pas mauvais en soi; en réalité, il détient le pouvoir de nous sortir de la pénombre.

Nous pouvons obtenir des traitements médicaux, mais toujours-est-il que nous devons tenir compte de la source du conflit intérieur si nous voulons une guérison véritable.

Nos mots sont significatifs

Lorsque nous luttons CONTRE quelque chose, nous emplissons notre esprit de cette chose, de cet «ennemi». Lutter CONTRE le cancer, CONTRE l’hypertension, CONTRE la dépression…

En revanche, lorsque nous luttons POUR quelque chose, nous nous nourrissons de ce qui est désiré. Lutter POUR rétablir l’équilibre en soi, POUR s’aimer, POUR aimer les autres, POUR se sentir digne d’être aimé, POUR s’écouter soi-même, POUR exprimer ses émotions, POUR renforcer la connexion avec son être, POUR ressentir une paix intérieure, POUR être soi-même, POUR décider de vraiment vouloir vivre…

Mère Teresa affirmait, semble-t-il, qu’elle ne participerait à aucune manifestation CONTRE la guerre, mais qu’elle participerait volontiers à des rassemblements POUR la paix. Il s’agit là d’une distinction considérable.

Qu’est-ce que le mal-a-dit?

Les mots à double sens m’ont toujours plu et celui-ci ne fait pas exception. Maladie = mal a dit. Si nous saisissons le message de notre corps – ce que le mal a dit – nous pouvons comprendre le sens de la maladie.

La connexion corps-esprit est souvent soulevée dans mes écrits: c’est un de mes thèmes chéris. En réalité, le concept de la trilogie corps-âme-esprit me paraît d’autant plus juste. Sans un bien-être intégral et profond, il n’y a pas de vrai bien-être. Il n’y a pas de santé optimale non plus. Tout est lié.

Lorsque notre corps nous parle à travers la maladie, nous pouvons déposer les armes et, avec compassion, tendre l’oreille.

Considérons notre corps comme un allié!

Défi de la semaine: Si vous souffrez d’une certaine pathologie, allez au centre de vous-même et demandez-vous pourquoi ce signal vous est envoyé. Dans votre réponse, assurez-vous de vous rendre au-delà des considérations génétiques ou bactériennes. Soyez attentif à toute réponse qui se présente en vous.

1 Dufour, D. (2003). Les tremblements intérieurs. Montréal: Les Éditions de l’Homme, p.19.