Exit les bruyards!

Le printemps est à nos portes, je ne passerai pas par quatre chemins. Combien de temps encore allons-nous tolérer les bruits excessifs des motocyclettes et autres véhicules bidouillés exprès pour pétarader dans le paysage?

Depuis des décennies que ces bruits dérangent – où sont les législateurs?

Que les villes, les villages et la province se mettent d’accord pour lancer un message clair: ces bruits excessifs sont inacceptables!

Un changement de mentalité s’impose.

Il y a quelques années, arrivant à Caraquet au début de l’été, je constate que quelqu’un a aménagé un petit poulailler – quelques poules et un coq – dans le voisinage. Ô merveille! Un coq qui chante!

Or, un coq ne chante pas qu’à la pointe du jour. À vrai dire, un coq ne comprend rien du tout à nos horaires. Il chante quand ça lui vient, c’est tout. Moi, cela me plaisait d’entendre ce chant/cri tout à coup percer le paysage. Mais quelqu’un d’autre, cela dérangeait. Exit le coq.

Autre exemple: les parfums dans les lieux publics. Un peu partout, sans qu’on le sache, il y a des gens qui sont allergiques. De plus en plus, nous faisons attention, nous choisissons nos moments pour porter du parfum, même si cela restreint quelque peu notre plaisir. C’est cela, vivre en société.

Je dis qu’il faut être conséquent.

Jusqu’à bannir tout bruit excessif de tout véhicule motorisé? Oui. Et vive les moteurs électriques silencieux! Je rêve d’une sorte de quiétude générale, comme ça, l’été, qui nous permettrait d’ouvrir nos fenêtres à la brise et aux petits sons de l’existence sans être enseveli sous le bruit ou empesté ou envahi de quelque façon que ce soit par des agissements humains dérangeants.

Ce pourrait être une sorte de vertu à développer: avoir pour l’autre une considération agréable par omission. Savoir s’effacer, savoir se fondre dans le paysage et non pas sur le paysage, avoir de la retenue. Éviter de pétarader, c’est reposant pour les autres.

Entre voisins, il faut parvenir à s’entendre (exit le coq). Mais les bruyards, eux, qui ne font que passer, qui va leur parler?