Kris Austin et David Coon: un bien drôle de duo

Kris Austin et David Coon ont uni leurs forces dans le dossier des foyers de soins, jeudi à Fredericton. Je ne pensais pas voir ça de mon vivant.

Au risque de me faire lancer des tomates par l’élite acadienne, je pense que ces deux politiciens y ont trouvé leur compte.

Pour le chef du Parti vert, c’est assez simple.

En unissant sa voix à celle du chef de la People’s Alliance, il a augmenté les chances que le premier ministre l’écoute.

Parce que seul, il ne pèse pas lourd dans le contexte actuel. Mais à côté de l’homme qui peut faire tomber le gouvernement à tout moment, c’est une autre histoire.

Cela dit, il faut noter que cette sortie publique n’était pas sans risque, puisque l’Alliance n’est vraiment pas appréciée des francophones.

Le député vert Kevin Arseneau n’a d’ailleurs pas participé au point de presse de jeudi, contrairement aux autres élus des deux partis.

Il ne souhaitait pas s’allier de quelque façon que ce soit à l’Alliance, qui veut enlever certains acquis et droits linguistiques aux francos.

Quant à Kris Austin, on peut à priori se demander ce qu’il voulait accomplir en s’associant aux verts, puisqu’il a déjà le gros bout du bâton à l’Assemblée.

Il ne faut cependant pas oublier que s’il a fait une percée historique lors des dernières élections, c’est notamment parce qu’il s’est présenté comme une alternative aux deux partis traditionnels.

Il est donc cuit si sa base commence à trouver qu’il n’est qu’un pantin de Blaine Higgs. Il doit saisir les occasions de gueuler lorsqu’elles se présentent et démontrer qu’il n’est pas complètement dans la poche du premier ministre.

Notons d’ailleurs que le Parti vert et la People’s Alliance s’entendent sur au moins une autre chose, soit le besoin d’interdire l’épandage du glyphosate.

Ne soyez donc pas surpris si David Coon et Kris Austin – ainsi que la plupart de leurs élus – choisissent de se pincer le nez et de sourire pour les caméras, côte à côte, le temps d’un autre point de presse.