Kris Austin, une girouette prise entre deux feux

Pauvre Kris Austin. Ça ne va pas, ses affaires.

Il y a quelques jours à peine, la People’s Alliance, le Parti vert et le Parti libéral étaient à peu près sur la même longueur d’onde dans le dossier des foyers de soins.

Les trois formations demandaient au premier ministre de faire appel à l’arbitrage exécutoire pour régler ce conflit et éviter une grève.

En se positionnant ainsi, Kris Austin envoyait le message à sa base qu’il n’était pas le pantin de Blaine Higgs et qu’il défendait le vrai monde.
Puis, il a tout foutu en l’air jeudi dernier.

Je vous épargne les détails, mais en gros, il a utilisé une manoeuvre parlementaire pour désamorcer les efforts des autres partis (qui cherchaient à obtenir l’arbitrage).

Il a essayé de garder le beurre et l’argent du beurre en nuisant à ses alliés sans pour autant se ranger complètement du côté du premier ministre.

Cette manoeuvre pas très subtile a été perçue comme une trahison et a mis en beau fusil les libéraux, les verts et le syndicat des travailleurs.

Ce dernier a d’ailleurs traité le chef de la People’s Alliance de marionnette de Higgs, ce qui a clairement touché une corde sensible.

C’est bien connu, les insultes qui font le plus mal sont celles qui ont une part de vérité.

Piqué au vif, Kris Austin a creusé son trou en attaquant le syndicat et en tentant de monter ses membres contre lui.

Cela semble plutôt téméraire comme approche, vu que les syndiqués sont gonflés à bloc. Rappelons qu’ils ont manifesté par centaines dernièrement et qu’ils ont voté à 90% pour la grève.

Au final, on retiendra des derniers jours que Kris Austin est en train de découvrir qu’il s’est un peu peinturé dans le coin en appuyant Blaine Higgs peu après les élections.

Cet élu populiste n’a pas fini d’avoir de la difficulté à se présenter comme le défenseur du peuple tout en entretenant une bonne relation avec le premier ministre.

Le fun ne fait que commencer pour lui. Comme on dit dans sa langue: be careful what you wish for.