Une belle occasion de bien faire

La Ligue de hockey senior Acadie-Chaleur vient de compléter le troisième chapitre de sa jeune histoire et je crois que l’occasion est belle de vous révéler quelques améliorations qui pourraient être apportées.

À quelques semaines de sa réunion générale annuelle, peut-être que la LHSAC trouvera-t-elle dans tout ça des éléments à discussion.

En premier lieu, je suis d’avis qu’on y retrouve en ce moment trop de joueurs âgés de 30 ans et plus. Lors du jour 1 de ce circuit, j’étais de ceux qui applaudissaient la volonté des dirigeants de faire de la place aux jeunes joueurs. «Ça va être une ligue pour les jeunes qui sortent du hockey scolaire», qu’on entendait alors régulièrement.

Au départ, il n’y avait que trois trentenaires qui étaient permis par équipe pendant la première saison. Aujourd’hui, c’est le double.

Ç’a eu comme résultat de tasser les jeunes dans des rôles moins importants. Il ne suffit que de jeter un oeil sur la colonne des meilleurs pointeurs, désormais occupée majoritairement par des vétérans, pour vous en rendre compte.

Attention, je n’ai absolument rien contre les vétérans. Je dis seulement que si on veut développer une ligue senior qui va durer, on doit miser sur les jeunes. D’autant plus qu’ils coûtent nettement moins cher aux organisations.

J’ai discuté récemment de la situation des trentenaires avec le directeur général des Alpines de Tracadie André Saulnier, et ce dernier m’a confié qu’il ne serait pas contre l’idée de voir le nombre être réduit à quatre. Ce serait déjà un bon compromis.

Et si la ligue tient absolument à donner la chance aux trentenaires de jouer, j’ai une suggestion. Je sais que la ligue est très pointilleuse quant à la provenance des joueurs et c’est tant mieux. Mais pourquoi ne pas faire une exception avec les trentenaires qui n’ont pas leur place dans leur patelin. La ligue pourrait, par exemple, regrouper tous les trentenaires en trop et faire un repêchage pour les équipes qui ne sont pas en mesure d’en trouver quatre. Les Acadiens sont un bel exemple, eux qui n’avaient qu’un seul vétéran en 2018-2019.

Je suis de ceux qui croient qu’une ligue en santé est une ligue avec une réelle parité. Et cette parité ne sera jamais atteinte si le hasard fait en sorte que seulement deux ou trois équipes ont le luxe de compter sur plusieurs trentenaires de qualité dans son territoire.

Dans un autre ordre d’idée, la ligue devra aussi trouver une façon de mieux protéger ses officiels. C’est offrir en pâture les zébrés quand une ligue leur demande d’officier des matchs impliquant une équipe de leur région, surtout en séries éliminatoires.

Cette façon de faire n’est ni plus ni moins qu’une incitation à provoquer des débordements, tant dans les arénas que dans les médias sociaux.

Ce n’est pourtant pas compliqué à régler, il me semble. Tu as un match qui oppose deux clubs de la Péninsule acadienne? Tu fais appel à des officiels de la région Chaleur, du Restigouche ou de la Miramichi.

Parlant de médias sociaux, la ligue doit à tout prix trouver une façon de contrer les messages haineux et répréhensibles qu’on a pu lire pendant les dernières séries éliminatoires.

Certaines personnes manquent carrément de savoir-vivre jusqu’au bout de leurs doigts. Quand on y va d’attaques personnelles au vu et au su de tous à l’endroit d’un joueur, d’un dirigeant ou d’un officiel, ça démontre une petitesse d’esprit d’une grande laideur. Honnêtement, s’il y avait de vraies lois sur le web, ces gens-là seraient sujets à de sévères amendes.

Justement, un dirigeant d’équipe m’a mentionné que l’une des solutions serait peut-être de regrouper toutes les équipes au sein d’une même plateforme et ensuite bloquer les délinquants.

L’idée est loin d’être bête.