Kevin Vickers à l’Assemblée législative

Le nouveau chef du Parti libéral, Kevin Vickers, demandera-t-il à son prédécesseur, Brian Gallant, de quitter son siège pour lui laisser la chance de faire son entrée à l’Assemblée législative?

Ce genre de chose s’est certainement déjà vue en politique. M. Gallant n’a d’ailleurs lui-même pas exclu cette possibilité en entrevue avec l’Acadie Nouvelle en février, quelques jours avant la fin de son règne à la tête du parti. M. Vickers n’aurait assurément aucune difficulté à remporter une élection partielle dans Baie-de-Shediac-Dieppe, une circonscription acquise aux libéraux.

Une entrée rapide à l’Assemblée législative lui donnerait notamment l’occasion de se trouver sous les feux des projecteurs pour montrer aux Néo-Brunswickois de quel bois il se chauffe. Il s’agit toutefois d’un couteau à deux tranchants. M. Vickers n’a aucune expérience en politique et il a déjà prouvé lors du lancement de sa campagne à la direction du parti qu’il est loin d’être un orateur-né. Couronnement oblige, il n’a pas eu droit non plus à une véritable course à la direction pour se faire les dents.

De plus, rien ne garantit que Blaine Higgs ferait une faveur à M. Vickers en déclenchant rapidement une élection partielle si M. Gallant démissionnait. La loi donne jusqu’à six mois au premier ministre avant d’avoir à annoncer la tenue d’une élection partielle en cas de vacance. Considérant qu’il est à la tête d’un gouvernement minoritaire, M. Higgs serait fou de renoncer à la possibilité d’avoir un député de moins du côté de l’opposition pendant tout ce temps.

Kevin Vickers devait se présenter à la presse à Fredericton cette semaine pour la première fois depuis qu’il a pris les rênes du Parti libéral. L’événement a toutefois été annulé en raison des inondations. Il faudra donc attendre encore un peu avant de pouvoir lui demander quels sont ses plans concernant son entrée à l’Assemblée. Il y a cependant fort à parier que Brian Gallant pourra garder son siège encore un moment.