Les catcheurs du N.-B.

Savez-vous combien de Néo-Brunswickois ont réussi à se tailler une place au fil des ans dans la World Wrestling Federation (WWF), ou si vous préférez la World Wrestling Entertainment (WWE) comme les mordus de lutte l’appellent aujourd’hui?Une seule main suffit pour les dénombrer puisqu’ils ne sont que quatre.

Le tout premier aura été le regretté Don Jardine (Moncton), que les plus vieux d’entre nous ont connu sous le nom de The Spoiler, dans la première moitié des années 1980. Je me souviens qu’il était très costaud et que sa prise de finition était le Iron Claw.

Il aura fallu attendre la deuxième moitié des années 1990 pour voir arriver le suivant, soit le grand Robert Maillet (Sainte-Marie-de-Kent), alias Kurrgan.

Et depuis le début du nouveau millénaire, René Dupré (Pointe-du-Chêne), le fils du célèbre Émile, et Maryse Ouellet, une Montréalaise qui a grandi à Edmundston, ont occupé à une certaine époque des rôles importants au sein de la plus grande organisation de lutte au monde.

Je pourrais ajouter aussi Leo Burke (Léonce Cormier), mais dans son cas il s’est surtout concentré à entraîner des jeunes lutteurs que la WWF lui envoyait à Calgary.

Par contre, saviez-vous qu’il y en a trois autres qui ont obtenu des essais?

Ils sont dans l’ordre Wildman Gary Williams (Gary Gallant, Dieppe), Quinson Valentino (David Barry, Chatham) et Tyson Dux (Tyson Moody, Miramichi).

Alors que je l’interrogeais au sujet de son intronisation au Temple de la renommée de la lutte professionnelle dans les provinces de l’Atlantique, j’ai pensé demander à Robert Maillet ce qu’il pensait de Markus Burke (Éric Doucet, Campbellton) et Marko Estrada (Marc Roussel, Le Goulet), les deux grandes vedettes acadiennes de la lutte depuis déjà quelques années.

«Ce sont deux excellents athlètes qui sont aussi de bons ambassadeurs pour la lutte. Ils travaillent très fort et ils attirent du monde dans les arénas», m’a-t-il confié à leur sujet.

– Sont-ils de calibre pour joindre une grande organisation?

«Oui ils sont de calibre. Ils sont vraiment prêts pour ça. Mais il faut comprendre que ce n’est pas facile d’entrer là-dedans. Et c’est également très difficile d’y rester. C’est extrêmement compétitif quand tu es rendu à ce niveau», a-t-il répondu.

Martin Saulnier

Robert m’a ensuite parlé de l’humoriste Martin Saulnier, récemment décédé, qu’il a vu la dernière fois lors du Festival de l’humour HubCap. Même s’ils étaient tous deux originaires de Sainte-Marie-de-Kent, ce n’est qu’au Pays de la Sagouine qu’ils ont vraiment fait connaissance.

«Ce soir-là (1er février), ils présentaient un spectacle appelé HumourMania et ça se voulait un gala de lutte monté comme une pièce de théâtre», m’a confié Robert. Mon rôle était de venir sauver Martin qui se faisait attaquer par deux brutes dirigées par Mike Paterson. Nous avons eu beaucoup de plaisir. Ç’a vraiment été une soirée spéciale.»

– Et en ce qui concerne ton métier de comédien, il se passe quoi ces temps-ci?

«Je passe des auditions et je me prépare pour la prochaine saison du Pays de la Sagouine. Il y a aussi des bonnes chances pour que je tourne dans un film canadien indépendant d’ici la fin de cette année. Ce n’est pas 100% certain, mais ça augure bien», m’a-t-il dit.

– Et Les Newbies, y a-t-il des chances pour que les téléspectateurs puissent t’y revoir?

«J’aimerais beaucoup. Ce que je sais c’est qu’ils ne m’ont pas faire mourir à la fin de ma participation et c’est pas arrivé souvent dans mon cas. À part la série Merlin, où je me fais estropier les jambes en essayant de sauver le roi Arthur, je suis toujours tué pour chacun de mes rôles», lance-t-il en riant.