Service NB, prise 2

J’écrivais la semaine dernière dans le sillage de la saga de Service NB à Saint-Quentin qu’il n’est pas toujours facile d’avoir l’heure juste avec le gouvernement Higgs. Sept jours plus tard, le brouillard entourant cette question s’est un peu dissipé, mais pas tant que ça.

Mercredi, le vice-premier ministre Robert Gauvin a finalement rompu son silence après neuf longs jours. Il a admis aux médias que son gouvernement n’a pas encore pris de décision concernant le retour de la succursale de Service NB à Saint-Quentin. Il a livré du même coup un vibrant plaidoyer pour sa réouverture. Une «injustice» a été commise en 2015, a-t-il dit, lorsque le précédent gouvernement libéral a choisi de fermer le bureau de Saint-Quentin même s’il était beaucoup plus achalandé que celui situé dans le village voisin de Kedgwick. M. Gauvin est convaincu que lorsque son gouvernement aura terminé d’analyser la situation, la décision sera prise de rouvrir la succursale de Saint-Quentin.

L’«annonce» de la réouverture de Service NB lors d’un événement partisan à Saint-Quentin était donc plutôt une simple profession de foi de la part du vice-premier ministre. À moins, bien sûr, que les gens présents aient fait preuve d’un peu trop d’enthousiasme en rapportant les propos de Robert Gauvin aux médias. Dans tous les cas, le principal intéressé aurait pu éviter beaucoup de tracas à bien du monde, y compris à son gouvernement, s’il avait accepté de s’expliquer sur le champ au lieu d’attendre neuf jours.

M. Gauvin a aussi promis mercredi que quoiqu’il arrive à Saint-Quentin, le bureau Service NB à Kedgwick demeurera ouvert. On ne peut que se réjouir de cette nouvelle pour les gens de l’endroit. Cette promesse est toutefois très étrange venant d’un gouvernement dévouer à la bonne gestion de l’argent des contribuables. Après tout, Saint-Quentin n’est qu’à quinze minutes de voiture de Kedgwick.

Si l’«injustice» de 2015 a été commise pour des raisons politiques comme plusieurs l’affirment, il semble que son remède pourrait lui aussi avoir un penchant politique.