L’inspirant Niki Lauda

Je ne suis plus un fan de Formule 1 depuis fort longtemps.

Je crois que la dernière fois que le vroum vroum d’un moteur m’a allumé remonte au début des années 1990, à l’époque du Britannique Nigel Mansell. Rappelez-vous, Mansell était ce grand moustachu qui tranchait aux côtés des Tom Pouce qu’on retrouvait alors dans le petit monde de la catégorie reine du sport automobile.

Depuis, même si j’ai suivi un peu les péripéties des Michael Schumacher, Jacques Villeneuve, Mika Hakkinen, Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, la F1 n’est plus, du moins à mes yeux, qu’un sport sans saveur. Fade.

Mais lundi, lorsque j’ai appris le décès de l’Autrichien Niki Lauda, il est arrivé un truc dans ma caboche. Cette dernière n’avait pas aussitôt assimilé le décès de Lauda que je me suis retrouvé propulsé en 1978, assis à mon pupitre de ma classe de huitième année dans la vieille école de Paquetville. C’était avant la construction de Terre-des-Jeunes. Guy Lafleur, comme moi, patinait les cheveux au vent. C’était l’époque ou Bobinette nous attendait, à notre arrivée à la maison, pour nous parler de pétard à la farine. C’est vous dire comme les années ont passé.

Qu’est-ce que Niki Lauda vient faire dans cette histoire de propulsion qui n’est pas sans rappeler les aventures de Marty McFly dans la trilogie Retour vers le futur?

Tout simplement que Niki Lauda a été au centre de mon premier travail de composition. En fait, c’était davantage un travail de recherche parce qu’il m’avait fallu plonger dans l’histoire de la F1 pour accoucher d’un document d’une quinzaine de pages (avec photos découpées dans des journaux).

Et Lauda, qui aura été probablement la plus grande star de la F1 pendant les années 1970, figurait avantageusement dans mon travail pour deux raisons. La première raison était évidemment ses succès au volant de ses bolides. Il avait quand même deux championnats du monde des pilotes à ce moment-là, avant d’en ajouter un troisième en 1984.

Mais la deuxième raison était son horrible accident au Grand Prix d’Allemagne de 1976. J’ai d’ailleurs encore en images dans ma tête l’incendie de son bolide qui l’avait laissé défiguré à jamais. J’avais donc consacré un long chapitre sur les dangers de la F1 et je me souviens d’avoir aussi traité du décès du Suédois Ronnie Peterson, survenu au Grand Prix d’Italie, quelques semaines avant que je ne plonge dans mon travail de composition.

Bref, tout ça pour dire que c’est ce travail imposé par mon professeur de français qui m’a donné un premier avant-goût du métier de journaliste.

Donc, à quelque part, Niki Lauda a joué un rôle dans ce qui deviendra en juillet 1985 mon métier.

En passant, pour la petite histoire, mon frère cadet Éric m’a raconté plusieurs années plus tard que le professeur citait encore mon travail comme exemple dans sa classe.

Ah que les années passent…

Voulez-vous un bel exemple qui témoigne du vieillissement de la population?

La tenniswoman Steffi Graf, les hockeyeurs Joe Sakic et Pierre Turgeon, le footballeur Brett Favre, le baseballeur Ken Griffey Jr., la patineuse artistique Nancy Kerrigan, ainsi que les lutteurs Triple H et Robert Maillet deviendront tous des quinquagénaires d’ici Noël.

Ça donne un coup hein?

Saviez-vous que?

Saviez-vous qu’il y a 100 ans, la Ligue nationale de hockey avait opté de ne pas compléter la finale en raison d’une pandémie de grippe espagnole?

La finale opposait alors les Metropolitans de Seattle, champions de l’Association de hockey de la Côte du Pacifique, et les Canadiens de Montréal, tombeurs des Sénateurs d’Ottawa, dans la finale de la Ligue nationale de hockey.

À cette époque, la Coupe Stanley était remise à la suite d’une grande finale opposant le meilleur club de chaque ligue. La série est à égalité deux parties de chaque côté, en plus d’un verdict nul, quand on on décide de l’annuler après qu’on ait découvert que plusieurs joueurs sont affectés par la grippe espagnole. L’un des joueurs des Canadiens, Joe Hall, devait d’ailleurs mourir de cette maladie quelques jours plus tard.

Et tandis que j’y suis, veuillez noter que ce n’est que depuis la saison 1926-1927 que la finale de la Coupe Stanley oppose deux formations de la Ligue nationale.