Un coup dur pour les libéraux

Les libéraux provinciaux ont bien peu de raisons de se réjouir après la publication cette semaine du plus récent sondage de la firme Recherche MQO. Certes, les progressistes-conservateurs ont perdu six points dans les intentions de vote depuis trois mois, mais c’est ici que s’arrêtent les bonnes nouvelles pour le Parti libéral. Après six mois au pouvoir et une série de mauvaises nouvelles découlant du budget, les bleus sont toujours à 40%, dix points devant les rouges.

Le véritable péril pour les libéraux se trouve toutefois sur leur flanc gauche. Durant le dernier trimestre, le Parti vert a gagné neuf points et peut dorénavant compter sur l’appui de 20% des électeurs décidés ou qui penchent pour un parti. Un seul coup de sonde n’est pas suffisant pour confirmer une tendance, mais la situation est tout de même inquiétante pour les libéraux. À ce rythme-là, ils pourraient bien subir le même sort que leurs cousins de l’Île-du-Prince-Édouard qui sont passés du gouvernement à la deuxième opposition le mois dernier en raison notamment de la popularité des verts.

Pire encore, le chef du Parti vert, David Coon (23%), est presque aussi populaire que le nouveau leader du Parti libéral, Kevin Vickers (26%). On est loin de la lune de miel à laquelle le nouveau chef aurait dû s’attendre. Si l’absence d’une véritable course à la chefferie est probablement en partie à blâmer, l’invisibilité de M. Vickers depuis son couronnement n’aide certainement pas non plus.

L’impopularité de l’Alliance des gens est un autre coup dur pour le Parti libéral. Avec seulement 5% d’appui, la formation antibilinguisme a tout intérêt à maintenir en vie le gouvernement minoritaire de Blaine Higgs au lieu de risquer de tout perdre en déclenchant des élections. Et si un scrutin avait lieu malgré tout, il est fort probable que les progressistes-conservateurs feraient des gains aux dépens des alliancistes alors que les libéraux pourraient perdre du terrain au profit des verts.