La People’s Alliance sera-t-elle une étoile filante?

La People’s Alliance bat de l’aile dans les sondages par les temps qui courent. C’est à se demander si elle ne sera qu’une étoile filante.

Le dernier coup de sonde de la firme Recherche MQO, publié la semaine dernière, est frappant. Il laisse entendre que le parti de Kris Austin a perdu du terrain au cours des derniers mois.

D’octobre 2018 à aujourd’hui, ses appuis ont diminué de moitié, passant de 11% à 5%. Ce n’est pas rien.

N’oublions pas que ce petit parti a réussi à se démarquer lors de la dernière campagne électorale en promettant de bousculer le statu quo maintenu depuis toujours par les bleus et les rouges.

Le hic, c’est que peu après avoir fait élire trois députés, il s’est très rapidement rangé du côté du Parti progressiste-conservateur.

Depuis, la People’s Alliance se tient calme et ne trouble pas beaucoup l’ordre établi.

Elle lève le ton de temps en temps, mais rentre vite dans les rangs. En fin de compte, elle est plus un petit chihuahua qu’un gros bulldog.

Et puis on voit bien qu’elle n’a pas accompli grand-chose de concret jusqu’à maintenant. Même dans les dossiers linguistiques – qui lui sont pourtant tellement chers – elle n’a pas réussi à imposer sa vision.

Tout cela fait en sorte qu’il est aujourd’hui difficile de la différencier du Parti progressiste-conservateur.

S’ils ne veulent pas continuer de voir leurs appuis fondre comme neige au soleil, Kris Austin et ses collègues vont devoir trouver le moyen de brasser la cage comme ils avaient promis de le faire. Et vite à part de ça.

Ils pourraient peut-être s’inspirer du Parti vert de David Coon, qui ne s’est pas agenouillé devant qui que ce soit et dont la popularité ne se dément pas.

Sans un coup de barre pour signaler à sa base qu’elle défend ses intérêts à Fredericton, la People’s Alliance risque de sombrer dans l’oubli.