Tout le monde a son Lee Roy

Lee Roy, ça vous dit quelque chose?

Si vous êtes un brin âgé et un grand consommateur de sports, ça fait des années que vous entendez ce nom à la télévision et à la radio, ou encore que vous le lisez dans les journaux.

Lee Roy, dans l’univers sportif, c’est aussi commun que Joe Smith dans les films de cowboy, ou encore Jean Tremblay au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Je vous le prouve en quelques phrases.

Dans la NFL, l’ailier défensif Lee Roy Selmon, le joueur de ligne Lee Roy Caffey et le plaqueur Lee Roy Jordan ont tous marqué ce sport dans les années 1960, 1970 et 1980.

En course automobile, LeeRoy Yarbrough a été une grande vedette du Nascar dans les années 1960 et 1970.

À la fin des années 1960, la grande vedette de l’équipe de hockey de l’Université du Vermont se nommait Lee Roy.

Au soccer, les Pays-Bas fondent de grands espoirs sur le jeune Leeroy Owusu.

Et, croyez-le ou non, il y a même un cheval qui a pour nom Lee Roy et il est justement en train de se faire un nom cette année comme coursier de 3 ans.

Tout ça c’est bien beau, mais moi aujourd’hui je veux surtout vous parler de Lee Roy, l’un des athlètes acadiens qui s’est le plus recyclé au fil des ans. De boxeur amateur, il s’est réorienté en fin de vingtaine en coureur de premier plan, puis il s’est finalement recycler une dernière fois il y a quelques années en triathlète.

Ce dimanche, à Victoria, en Colombie-Britannique, ce diable d’homme prendra part à un premier ironman en tant que professionnel.

Il a hâte, vous pouvez pas savoir. Étrangement, il dit ne pas ressentir outre-mesure de nervosité.

«Ça reste le même sport et les mêmes distances qu’avant», soutient-il.

Ce qu’il ne dit pas toutefois c’est qu’il n’aura désormais plus aucune excuse pour expliquer une performance en demi-teinte. Par exemple, s’il termine 20e d’une épreuve regroupant 20 professionnels, il s’en trouvera sûrement pour le juger. À mes yeux, c’est une forme de pression qui a son importance.

Lee, lui, me jure que son passage chez les professionnels ne lui met pas davantage de pression sur les épaules. En fait, ça n’a fait que le motiver encore plus à s’entraîner.

«Je retire beaucoup de fierté à être compétitif et à ne pas avoir l’air fou en compétition, me confie-t-il. Je ne m’en vais pas là-bas en croyant obtenir un podium. Mon objectif est d’être satisfait de ma course et d’avoir le sentiment d’avoir donné tout ce que j’ai. Si je fais ça, je sais que je n’aurai pas l’air fou.»

Par ailleurs, Lee Roy est très conscient que sa principale lacune est la nage. En vélo et à la course sur route, il peut fort bien se tirer d’affaire.

«Je me suis amélioré en natation, mais ça demeure mon point faible. Je compte sur le vélo et la course pour niveler les chances avec les autres», me dit-il.

L’athlète de 37 ans dit n’avoir aucun chrono en tête pour dimanche à Victoria. Il sait toutefois que le parcours est très technique et que la journée s’annonce froide et venteuse. Ça va donc faire mal.

«Je te cacherai pas que j’aime plus la chaleur, lance-t-il en riant. Mais j’ai déjà fait face au froid. On ne souffre pas nécessairement plus, mais on est nettement moins confortable. Surtout quand tu pars en vélo après être sorti de l’eau.»

Lee est déjà à Victoria depuis quelques jours. D’abord pour se familiariser avec le parcours, mais aussi pour familiariser avec le décalage d’horaire.

«Je vais me préparer mentalement en nageant, en courant et en faisant un peu de vélo pour voir le parcours. Il n’y aura cependant rien d’intense. Je vais surtout faire beaucoup de visualisation», ajoute-t-il en terminant.

ERIN VRINGER À SURVEILLER

Samedi, la coureuse de fond Erin Vringer, de Saint-Jean High, sera l’une des principales vedettes des Championnats de l’Association sportive interscolaire du Nouveau-Brunswick (ASINB). Vringer, qui compétitionne au niveau junior, a l’oeil sur les records provinciaux du 800m et du 1500m.

Parmi les autres athlètes à surveiller chez les juniors, notons Shelby MacIsaac, de Riverview High, aux épreuves de 100m, 200m et 400m, et Micah Landry, de St. Stephen High, dans le 1500m.

Du côté des seniors, notons Samuel Bourque, de Clément-Cormier, aux lancers du disque et du poids, Jordan Henri, de Bernice MacNaughton High, aux sprints de 100m et 200m, MacKenzie Hall, de Fredericton High, dans le 400m et le 800m, ainsi que Craig Thorne, de Kennebecasis Valley High, dans les courses de 110m haies et 400m haies.

INFINITUS A EU RAISON DE LEGRESLEY

Le coureur d’endurance Daniel LeGresley, de Néguac, a finalement mis un terme à son aventure Infinitus 888 au tiers de l’épreuve (304 km) en raison d’une entorse à la cheville droite. L’Infinitus est une épreuve en sentiers de 888 km dans les montagnes du Vermont.

«Ma blessure était à un point où je ne pouvais plus courir et j’ai marché les derniers kilomètres avant de m’arrêter, m’a révélé Daniel. J’ai pris la sage décision de ne pas continuer pour ne pas hypothéquer ma participation au SwissPeaks 360 en septembre.»

Daniel n’écarte toutefois pas la possibilité de tenter à nouveau sa chance à l’Infinitus l’an prochain.

«J’aimerais apprivoiser cette bête, dit-il. Je suis quand même fier de mes 304 km.»

QUI GAGNERA LE PRIX ALLAN LAGACÉ?

C’est ce dimanche que sera présentée la troisième édition du 1 mile Crossman de Moncton. Pour ceux et celles qui en auraient manqué un bout, je vous rappelle que cette course couronnera un gagnant chez les athlètes avec un handicap chez les hommes et chez les femmes. Le et la gagnante recevront non seulement le prix Allan Lagacé, mais également une bourse en argent. Allan Lagacé ne ratera évidemment pas l’occasion de tenter de remporter ce prix qui porte son nom.

Parmi les athlètes de premier plan qui sont attendus, notons Jean-Marc Doiron, Pier-Luc Roy, Grant Handrigan, Raymond Caissie, Sacha Hourihan et Rochelle Johnston.

BERKSHIRE S’APPROCHE DU RECORD

Jack Berkshire, du club Fast Tracks de Fredericton, a ajouté une autre victoire à sa longue liste, mardi, lors de la finale du 400m de l’événement Twilight de l’Université de Toronto. Berkshire a complété la distance en 47s60c. Pour ceux et celles qui se posent la question, le longiligne sprinteur se rapproche de plus en plus du record provincial U-23 et senior qui est de 46s80c et appartenant à Mike Sokolwski depuis juillet 1983. Il s’agit bien sûr de l’un des plus vieux records d’Athlétisme Nouveau-Brunswick. C’est à suivre.

BOULÉ AU DEMI-IRONMAN DU CONNECTICUT

Alexandre Boulé, d’Oromocto, participe ce dimanche au demi-ironman du Connecticut. Près d’une vingtaine de triathlètes du Nouveau-Brunswick seront d’ailleurs sur la ligne de départ, dont Martin Larose, d’Oromocto, de même que William Lane et Satish Punna, de Moncton.

ÉGALEMENT AU MENU CE WEEK-END

Parmi les autres courses au programme en fin de semaine, notons que le 5 km River Valley de Grand Bay-Westfield (départ 11h), le 3 km Steps for Hope de Saint-Jean (départ 10h30) et la Port City Beer Run de Saint-Jean (départ 10h), samedi, de même que le 380e Demi-marathon de l’Acadie (départ 10h), dimanche.