«La nature à chaque instant s’occupe de votre bien-être.» – Henry David Thoreau

Henry David Thoreau

Je viens tout juste d’achever une lecture qui a éveillé tous mes sens: une biographie du naturaliste et philosophe Henry David Thoreau.

Surtout réputé pour son récit de son séjour (de plus de deux ans) au cœur de la nature, cet idéaliste nous incite à vivre profondément, à prendre le temps d’exister et à jouir d’une liberté absolue.

Tout au long de sa vie, Thoreau a tenu à arpenter la forêt. «Il marche comme il respire, parce que cela lui est vital.»

Les biographes précisent leurs propos: «[Thoreau] a besoin de se mouvoir, non pas pour entretenir son corps, mais pour aérer son esprit, et voir le monde autrement.»¹

En s’introduisant régulièrement dans un espace de nature (sauvage), en solo, cultive-t-on une indépendance d’esprit? Développe-t-on une sensation de quiétude? Se hasarde-t-on à tracer son propre chemin? L’exploration du macrocosme engendre-t-il l’exploration de son microcosme? J’ose croire que oui.

La nature appelle

Suite à ma lecture de cette biographie, je me suis renseignée sur l’état des forêts d’ici. À quand l’interdiction des coupes à blanc massives? À quand le bannissement de l’épandage du glyphosate? Que de questions… Thoreau doit se retourner dans sa tombe. Il s’indignait, déjà au 19e siècle, de la course au profit qui mène à la destruction des ressources naturelles.

J’entends la voix de la nature qui m’invite à m’enraciner en marchant pieds nus dehors, à faire des randonnées en montagne, à observer le flux des rivières, à prôner un retour aux fondamentaux, à ramasser les déchets qui traînent, à plonger mes pieds (présentement d’un blanc translucide) dans le sable, à écouter le silence d’un lac, à manger des feuilles de pissenlit, à effectuer un séjour solitaire dans un lieu éloigné de la civilisation, à remercier la biodiversité qui m’entoure et à me délecter des levers et des couchers de soleil. Euh… Pas certaine pour les levers de soleil…

Au fait, Thoreau a exprimé que le simple acte de regarder le lever ou le coucher du soleil chaque jour était excellent pour la santé. Selon lui, la félicité repose sur la simplicité.

Enlaçons un arbre!

J’invite respectueusement vos partages et questions.

¹Berthoumieu, M. et El Makki, L. (2014). Henry David Thoreau. Paris: Gallimard, p.116, 128.

Défi de la semaine
Rendez-vous, en solitaire, dans un lieu au grand air. Restez-y des heures, des jours, des semaines; c’est à vous de voir. Observez ce qui se passe autour de vous. Observez ce qui se passe à l’intérieur de vous.