Saviez-vous que…

Je crois vous l’avoir déjà dit, j’ai toujours été féru d’histoire et d’anecdotes du passé.

L’histoire universelle m’allume, surtout le premier tiers du 17e siècle qui coïncide avec la guerre des religions en France et la naissance de l’Acadie. Je commence d’ailleurs à avoir une belle collection de livres qui traitent de cette période.

Au cinéma, j’écoute pas mal tout ce qui sort au sujet de l’Antiquité, du Moyen Âge et de la Renaissance. Même les histoires enjolivées ne freinent pas ma soif de cinéphile.

Et, bien sûr, je raffole aussi de notre passé musical et sportif.

À mes yeux, que les boxeurs Jack Burke et Andy Bowen aient livré en avril 1893 un verdict nul de 110 rounds pour une durée totale de 7 heures et 19 minutes, est aussi excitant à savoir que le fait que Mozart a composé son premier menuet à l’âge de 6 ans.

Tout ça pour dire que, sans être une sommité, je suis un grand consommateur d’histoire.

Vendredi matin, en complétant ma recherche sur les hockeyeurs néo-brunswickois qui ont remporté la coupe Stanley au fil des ans, j’ai eu l’idée de vous pondre une chronique style «Saviez-vous?».

Par exemple, saviez-vous que James Riley, de Bayfield, est le seul athlète du Nouveau-Brunswick à avoir évolué dans la Ligue nationale de hockey et dans le Baseball majeur?

Dans la LNH, Riley a disputé neuf matchs en 1926-1927 avec les Black Hawks de Chicago et les Cougars de Détroit. Il a accumulé deux mentions d’aide.

Riley a surtout connu du succès dans la défunte Association de hockey de la Côte du Pacifique, le circuit qui rivalisait avec la LNH à l’époque. En 167 rencontres avec les Aristocrats de Victoria et les Metropolitans de Seattle, il a compilé 94 buts et 26 passes pour 120 points. Joueur robuste, Riley a aussi purgé 240 minutes de pénalités. À cette époque, avec ses 5 pieds 11 pouces et 181 livres, il était considéré comme un attaquant de puissance.

Dans le baseball majeur, comme joueur de premier but et de deuxième but, Riley a joué un total de six rencontres avec les Browns de St-Louis (1921) et les Senators de Washington (1923) dans la Ligue américaine. Il a été blanchi en 17 présences au bâton.

Également, saviez-vous que le gardien Jake Allen, des Blues de St-Louis, est devenu mercredi le sixième hockeyeur du Nouveau-Brunswick et le premier depuis 1983 à remporter la coupe Stanley?

Le gardien Roland Melanson, de Shediac, était le dernier champion du meilleur circuit au monde, lui qui possède trois bagues du précieux trophée (1981, 1982 et 1983) avec les Islanders de New York.

Danny Grant, de Fredericton, en a pour sa part deux de l’époque où il était un réserviste avec le Canadien de Montréal (1966 et 1968).

Les trois autres joueurs qui ont leur nom gravé sur le trophée sont les attaquants Eddie Wiseman (1941, Boston), de Newcastle, Gordie Drillon (1942, Toronto), de Moncton, et Dick Gamble (1953, Montréal), également de Moncton.

Changeons maintenant de sport et dirigeons-nous vers le Noble art. Saviez-vous que le Nouveau-Brunswick a produit un boxeur de grande qualité au 19e siècle?

Eddie Connolly, qui a été intronisé au Temple de la renommée du Nouveau-Brunswick en 1974, s’est forgé une fiche de 27 victoires, 23 défaites et 18 verdicts nuls entre 1894 et 1904.

Eddie Connolly – Archives

Parmi les hauts faits du pugiliste de Saint-Jean, notons son championnat britannique des poids légers en 1896, ainsi que son championnat mondial des poids moyens en juin 1900. Pour ce titre mondial, Connolly avait défait Matty Matthews au terme d’un duel de 25 assauts.

Enfin, saviez-vous que trois des cinq premiers Canadiens qui sont devenus des joueurs réguliers dans le Baseball majeur viennent des provinces maritimes?

L’Ontarien Bob Addy a été le premier en 1871 avec les Forest Citys de Rockford. Le lanceur ontarien Edward The Only Nolan a suivi en 1878 avec les Blues d’Indianapolis.

En 1879, ç’a été au tour du Néo-Brunswickois de Saint-Jean Bill Phillips avec les Blues de Cleveland.

L’année suivante, le Prince-Édouardien de Pownal, George Wood, et le Néo-Écossais de Digby, Charles Pop Smith, faisaient leurs débuts respectifs avec les Ruby Legs de Worcester et les Reds de Cincinnati.

De ce quintette, Wood a été le plus dominant comme le prouve sa saison de sept circuits en 1882 avec les Wolverines de Détroit, un sommet cette saison-là dans la Ligue nationale. Il a aussi produit 102 points en 1890 avec les Athletics de Philadelphie.