Encore beaucoup à faire

Les progressistes-conservateurs de Blaine Higgs peuvent enfin respirer un peu plus librement. L’Assemblée législative a finalement terminé ses travaux pour l’été la semaine dernière et la prochaine session ne devrait pas commencer avant la mi-novembre. Les bleus, malgré leur statut minoritaire, auront donc les coudées franches pour au moins les quatre prochains mois.

Les choses se sont plutôt bien déroulées pour le gouvernement ces derniers mois. Même si en théorie ils ne contrôlaient pas tous les leviers du pouvoir, les progressistes-conservateurs ont su faire avancer leurs priorités tout en évitant les plus grands écueils. Ils ont adopté un budget équilibré, ils ont donné des emplois permanents à des travailleurs paramédicaux unilingues, ils ont adopté les changements réglementaires pour lever le moratoire sur la fracturation hydraulique dans la région de Sussex, ils ont défendu leur opposition à la taxe sur le carbone devant le tribunal et ils ont ramené le lait au chocolat dans les écoles.

Il y a évidemment eu des moments plus difficiles pour les troupes de M. Higgs. Elles auraient notamment bien pu se passer du conflit de travail dans les foyers de soins, de la cassation de la décision McEvoy par la Cour, de la pénurie de personnel en santé et du cafouillage concernant l’avenir de la route 11 et du bureau de Service NB à Saint-Quentin. Toutefois, aucune de ces polémiques ne semble avoir collé à la peau du gouvernement. À en croire les plus récents sondages, si des élections avaient lieu demain matin, le Parti progressiste-conservateur remporterait probablement la majorité des sièges à l’Assemblée législative.

L’avenir réserve cependant de nombreux défis au gouvernement. Ses plus grosses promesses, celles qui seront les plus difficiles à réaliser et qui nécessiteront le plus de sacrifices, sont toujours devant. La réforme de l’aide sociale, la réforme de la fiscalité municipale, l’élimination de la double taxation des résidences secondaires et l’amélioration de l’apprentissage du français chez les élèves anglophones ne se feront pas sans casser des oeufs.