Luongo: une carrière bien garnie

Si on prend pour acquis que l’objectif est de remporter la dernière rencontre d’une longue saison, ils ne sont pas nombreux les joueurs qui n’ont eu besoin qu’une demi-campagne pour véritablement marquer l’histoire du Titan d’Acadie-Bathurst.

Il y a un peu plus d’un an, Olivier Galipeau, Samuel Asselin et Evan Fitzpatrick l’ont fait de façon spectaculaire en menant l’équipe vers les conquêtes de la coupe du Président et de la coupe Memorial.

Et, il y a 20 ans, Mathieu Benoit, Marc Bouchard, Ramzi Abid et Roberto Luongo faisaient de même en remportant la coupe du Président.

Bien sûr, il y en a quelques autres qui ont fait rêver un temps les partisans du Titan, je pense entres autres à Yan Joseph, Antoine Bergeron et Miroslav Durak, au printemps de 2001, mais ils n’ont pas réussi comme l’ont fait les premiers cités à gagner le match ultime.

Ils n’ont pas remporté cette partie qui immortalise ton nom dans l’histoire du club.

Mercredi, donc, l’un de ces immortels a décidé d’accrocher ses jambières après 19 saisons dans la Ligue nationale.

Une carrière marquée entre autres de deux coupes du Président, un titre de meilleur gardien au Championnat mondial de hockey junior, un championnat mondial de hockey, deux médailles d’or olympiques, cinq participations au match des étoiles de la LNH, un trophée Bill Jennings, deux sélections au sein de la deuxième équipe d’étoiles, 489 victoires et 77 blanchissages en 1044 parties, un taux d’arrêts en carrière de ,919, etc.

La liste est longue.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si l’organisation du Titan a décidé de retirer le numéro 1 en 2012. Et ce n’est également pas pour rien s’il a été choisi le meilleur gardien dans l’histoire de la LHJMQ cette année.

Ce ne sont pas des traces que Roberto Luongo a laissées lors de son passage dans la LHJMQ, ce sont des sentiers.

Personnellement, au-delà de tous ses exploits dans la LNH, mon plus beau souvenir demeure la série remportée en six matchs face aux Remparts de Québec en avril 1999. J’étais présent pour les six rencontres et Roberto Luongo m’a démontré pourquoi le hockey était un si beau sport.

Il avait été fumant pendant cette série. Imaginez, malgré le fait qu’il a face à une moyenne de 46,2 lancers par partie, il a complété les six duels avec un taux d’arrêts de ,944. J’ignore combien de livres il perdait à chacun de ces matchs, mais il n’y a sûrement pas un régime qui bat ça.

Justement, plusieurs de ses coéquipiers se souviennent encore fort bien du premier match, au Colisée de Québec, alors que Roberto avait effectué 63 arrêts, dont 28 dans le dernier tiers. C’était un 11 avril et le Titan l’avait emporté 3 à 2.

D’ailleurs, je vous encourage à aller lire ce que certains des boys de l’époque avaient à dire à son sujet. Cette fameuse partie est évoquée plus d’une fois.