Punaises de lit: les vampires existent!

De nombreux Québécois ont déménagé le 1er juillet. Pour eux, il est déjà trop tard… Mais en Acadie, il est encore temps de sauver les meubles! Une phrase à prendre au sens propre comme au figuré. Du moins, si vous souhaitez éviter une rencontre avec les punaises de lit. Pour cela, nous vous conseillons de lire les lignes qui suivent.

Ces minuscules insectes peuvent devenir le pire cauchemar de leurs colocataires. Tels Dracula, ils se nourrissent de votre sang ou de celui de vos animaux pendant la nuit.

Aux étudiants qui vont meubler leur bien pour la rentrée, nous conseillons de faire très attention. Examinez chaque article que vous introduirez pour la première fois chez vous. Surtout les meubles usagés achetés dans les ventes de débarras ou dans les boutiques d’antiquités. Vous l’avez compris, les articles de seconde main ou remis à neuf s’accompagnent parfois de mauvaises surprises. À ce titre, ne ramassez jamais un matelas, sommier ou sofa abandonné sur le trottoir.

Mais cette vigilance ne suffira pas. Ceux d’entre vous qui opteront pour du neuf encourent aussi des risques. Les nouveaux matelas sont souvent livrés dans les mêmes camions que ceux utilisés pour transporter les vieux. Vérifiez donc qu’ils n’ont pas contaminés vos meubles flambants neufs.

Si malgré ces conseils vous pensez avoir été infecté, voici un portrait-robot de votre présumé coupable.

«Les individus recherchés sont des insectes bruns et plats. Ils ont la forme d’un pépin de pomme et sont visibles à l’œil nu. Avant de s’être nourri, l’adulte mesure entre six et dix millimètres (1/4 de pouce). Ils sont plus actifs la nuit et on les retrouve généralement dans les coutures et les fentes des matelas.»

D’autres indices se retrouveront malheureusement sur votre peau. Les piqûres des punaises de lit sont identiques à celles des moustiques, et créent des démangeaisons. Elles sont souvent regroupées ou alignées sur la peau de la personne qui a dormi au mauvais endroit. Par la suite, si celle-ci continue à vivre dans la zone infectée, les piqûres apparaîtront un peu partout sur son corps. Inspectez également vos draps et taies d’oreiller pour y repérer d’éventuelles taches de sang.

Alors, tout coïncide? Rassurez-vous, on ne vous abandonne pas. Voici comment vous en débarrasser.

Autant être honnête, le procès ne sera pas expéditif. La justice a ses longueurs. La bataille contre ces bébêtes aussi. C’est pourquoi il est conseillé de faire appel très vite à un spécialiste certifié de la lutte antiparasitaire. Ces derniers disposent de plusieurs moyens efficaces: les insecticides liquides, en aérosol ou en poudre, la terre de diatomées, la neige carbonique sous pression et les traitements thermiques ou à la vapeur.

Enfin, les personnes vivant dans un logement social devront alerter au plus vite les autorités en cas de doute sur une infestation. En plus d’éviter d’empirer votre cas, vous poserez là un vrai acte citoyen.

Les punaises de lit coûtent en effet très cher aux contribuables. En 2015, le gouvernement a dépensé 191 436,71$ en traitements dans les logements sociaux de la province, d’après Radio-Canada.

Les principales villes concernées étaient Saint-Jean (plus de 115 000$ dépensés), Fredericton (55 386$), Bathurst (9 633,25$), et Moncton (6570$). Si vous habitez l’une de ces villes, n’ayez aucune honte car ces vampires n’ont rien à voir avec l’hygiène d’une maison. On vous rappelle que Dracula était un comte!