Durelle c. McCluskey

Lorsqu’une conversation tourne autour d’Yvon Durelle, la majorité du temps son combat du 10 décembre 1958 contre Archie Moore, au Forum de Montréal, est au centre des discussions.Ce match est depuis longtemps un classique et il a évidemment grandement aidé à faire la renommée d’Yvon. Vous pouvez d’ailleurs visionner ce match gratuitement sur YouTube.

Cela dit, même si j’ai vu et revu ce combat une bonne vingtaine de fois au fil des ans, de même que celui qui a suivi en août 1959, je crois sincèrement que la plus grande rivalité du boxeur de Baie-Sainte-Anne est ailleurs.

Il est probable que certains disent que l’Ontarien Gordon Wallace aura été le grand rival d’Yvon. Après tout, ils se sont affrontés quatre fois, duels qui ont tous été en la faveur de l’Acadien.

Pour ma part, je persiste à croire que sa plus grande rivalité aura été celle qui l’a opposée à l’Insulaire Cobey McCluskey.

Au total, les deux hommes ont livré six furieux combats et le dernier a eu lieu le 12 juillet 1951, il y a eu exactement 68 ans vendredi.

Yvon a remporté trois de ces matchs, dont le dernier au Stadium de Moncton, que Cobey a décidé d’abandonner à la sixième ronde en raison d’une main fracturée.

Les deux autres victoires, en 1949, l’ont été au total des points.

Cobey, lui, a eu le dessus à deux reprises, chaque fois en 1950, par décision unanime.

Enfin, l’un des matchs s’est terminé par une nulle au vieux Forum de Charlottetown. Ç’a eu lieu le 5 juin 1951, soit un peu plus d’un mois avant le duel ultime du 12 juillet. Le tout s’était terminé dans une mini-émeute et Yvon a craint pour sa vie ce soir-là.

Ces deux gars-là se détestaient à s’en confesser et c’est bien dommage qu’il n’y ait aucune image de ces six confrontations.

* * *

Dans ma chronique de vendredi matin, je vous ai raconté que le 10 km George-Gallant de Shediac célébrait ce samedi ses 40 ans d’existence.

En fait, je vous ai mentionné à la blague que c’était plutôt le 36e anniversaire qu’on devrait célébrer, puisque les trois premières éditions étaient de 12,8 km (1980, 1981, 1982), alors que celle de 2017 n’était que de 9,3 km.

Eh bien, sachez que je me suis trompé. J’ai appris ma méprise grâce à un gentil message envoyé par Joël Bourgeois, vendredi midi.

L’ami Joël, à qui rien n’échappe et c’est tant mieux, m’a écrit pour me dire que le 10 km George-Gallant n’a finalement que 34 ans, car la distance de 12,8 km est restée d’actualité jusqu’en 1984.

Comment Joël peut-il savoir ça? Tout simplement parce qu’il a noté dans un cahier chacune de ses courses depuis ses débuts en 1982. Dans ce précieux cahier (et je pèse mes mots), il est écrit que Joël a pris part au 12,8 km Georges-Gallant de 1983 et de 1984. Ce n’est qu’en 1985 que l’événement est devenu un 10 km, course à laquelle Joël a également pris part.

«À cette époque, Daniel Gallant (le fils de George et l’actuel organisateur de la course) était l’un des très forts coureurs sur route au Nouveau-Brunswick», m’a confié Joël.

Et pour ceux et celles qui se posent la question, Joël avait réalisé un temps de 58m18s au 12,8 km George-Gallant en 1983. Il n’avait alors que 12 ans et son chrono lui avait permis de terminer au 65e rang.

* * *

Parlant de Joël, il est possible que certains et certaines d’entre vous sachent qu’il détient le record provincial du 3000m steeple (8m20s08c) depuis le 28 mai 1999 à Séville, en Espagne? Son record a donc célébré ses 20 ans en mai dernier.

Mais ce que vous ne saviez sans doute pas, c’est que ce chrono lui aurait permis d’être le recordman mondial sur cette distance pas plus tard que le 19 juin 1973, date où le Kenyan Ben Jipcho, avec un temps de 8m19s8c, a battu la marque du Suédois Anders Gärderud (8m20s8c) réalisée l’année précédente.

Bien sûr, Joël n’a aucun souvenir de tout ça puisqu’il est né en avril 1971. Et puis de toute façon, à 1 an et des poussières, Joël était encore dans le processus d’apprendre à bien marcher sans perdre l’équilibre. Et il y a fort à parier que le 3000m steeple ne faisait pas encore partie de son vocabulaire.

Par ailleurs, pendant ma discussion avec Joël, j’ai aussi appris qu’il célébrait cette année les 10 ans de sa dernière sélection avec l’équipe nationale, de même que le 30e anniversaire de sa première équipe nationale.

Ça en fait beaucoup des anniversaires pour un seul homme. C’est la preuve que Joël a marqué notre histoire sportive comme très peu l’ont fait.

* * *

Avec le 2 Miles de natation de Tracadie (dimanche 28 juillet) qui s’en vient à grands pas, j’ai pensé vous dénicher un petit souvenir du passé.

Ainsi, ce mercredi 10 juillet, on célébrait les 192 ans de la première épreuve de nage en eau libre qui ait été documentée.

Le vainqueur de cette course historique est le Dr Bedale, qui franchit les 16,5 km séparant Liverpool et Runcorn via le fleuve Mersey en 3 heures, 35 minutes et 10 secondes.

Comme quoi ce n’est pas d’hier que les médecins font la promotion de l’activité physique.