Infections transmises sexuellement: même en été, sortez couverts!

Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder… mais en étant protégé!

Comme chaque année, l’été est propice aux rencontres. Pour certains d’entre vous, il sera donc difficile de rester sage. Mais les relations sexuelles ne sont pas qu’une partie de plaisir. La pulsion étant trop forte, on oublie parfois que le sexe peut être dangereux. Des maladies sexuelles peuvent notamment affecter la santé générale, ainsi que la capacité reproductrice des personnes qui ont des comportements sexuels à risque. Alors, même si pour vous, juillet rime avec succès (amoureux), attendez quelques minutes avant de vous dévêtir. Et lisez les lignes qui suivent avec votre compagnon(ne).

Tout d’abord, sachez que les ITS sont nombreuses. Parmi les plus connues, on trouve la chlamydia, la gonorrhée, l’herpès génital, le lymphogranulome vénérien (LGV), la syphilis, le VIH/sida, et le virus du papillome (HPV).

Cette liste a refroidi vos ardeurs? Ressaisissez-vous, il est en réalité très simple de se protéger contre toutes ces infections.

Commencez par parler de votre état de santé face aux infections transmises sexuellement (ITS) avec votre ou vos conjoints. Pourtant, même si l’échange semble rassurant, n’hésitez pas à prendre des décisions fermes sur le sujet. Une parole ne vaut jamais la feuille de résultats d’un test sanguin récent devant les yeux. Conclusion, il est indispensable de faire un usage constant et correct du condom. Ce dernier agit comme une barrière protectrice empêchant le contact de peau à peau et prévenant l’échange de liquides organiques (comme le sperme). Votre fidélité à son égard doit être infaillible puisqu’il reste le seul moyen de contraception efficace contre certaines ITS, telles que le VIH.

Sauf que de son côté, le condom n’est pas un partenaire immanquable. Il fait parfois défaut à sa mission à cause d’une mauvaise utilisation ou parce qu’il est endommagé.

Pour éviter cela, prenez-en soin autant que votre moitié.  Par exemple, les produits en latex doivent être conservés à la température de la pièce et à l’abri du soleil. Leur efficacité n’étant plus garantie, évitez aussi d’utiliser ceux dont la date limite d’utilisation est passée.

En revanche, le condom aime l’exclusivité. On vous explique… D’une part, certaines substances peuvent affaiblir les préservatifs, jusqu’à les briser. C’est le cas des lubrifiants à base de pétrole ou d’huile qu’il ne faut jamais utiliser avec des condoms en latex.

D’autre part, les lubrifiants à base d’huile peuvent être utilisés avec certains condoms synthétiques. Mais lisez toujours l’étiquette du produit pour vous en assurer.

Enfin, des médicaments à usage vaginal comme les traitements contre les infections aux levures peuvent affaiblir le latex. Idem pour les traitements contenant de l’estrogène. Si malgré ces conseils, la tuile arrive, et que le condom se déchire ou glisse pendant une relation sexuelle, il est possible que vous ayez été exposé à une ITS.

Ne paniquez pas. Discutez immédiatement de votre accident avec un professionnel de santé. Ce dernier pourra vous délivrer des médicaments afin de prévenir une infection à VIH s’ils sont pris dans les 72 heures.

En 2016, on estimait que 63 110 personnes vivaient avec le VIH au Canada. Alors, protégez-vous et ne jouez pas avec le feu. Il fait suffisamment chaud cet été!