«La liberté est choix.» – Jean-Paul Sartre

C’est vrai. Je n’ai pas de téléphone intelligent. Je n’ai pas de cellulaire non plus.

Il m’arrive de chercher – et de chercher et de chercher – un téléphone public pour y glisser 50 cents. (Non, un appel ne coûte plus 25 cents). C’est comme trouver une aiguille dans une botte de foins.

Je reçois des messages textes, aussi indéchiffrables que risibles, sans fil sur fil. Oui, j’ai un téléphone fixe.

Si ma voiture tombe en panne ou une autre «urgence» survient, je dois trouver une solution ou de l’aide.

Lorsqu’une des activités de mes enfants est annulée à la dernière minute, je ne suis pas prévenue.

Je suis en retard dans les dernières nouvelles. Zut! J’étais la dernière à voir que mon amie virtuelle avait cuisiné un risotto aux poireaux.

Je ne peux pas jouer à Candy Crush dans la salle d’attente chez le médecin.

Je ne peux pas sortir mon téléphone pour paraître occupée lorsque je me sens inconfortable.

Je ne peux pas savoir, à tout moment, si tel restaurant est ouvert. Je ne peux pas non plus vérifier une information sur Google dans le but de clore un débat.

Je n’ai pas les doigts ultrarapides pour écrire des textos et je n’écris pas «chu» au lieu de «je suis».

Je ne peux pas être en contact extrêmement étroit avec mes enfants et contrôler ce qu’ils font.

J’ai besoin d’une montre qui, évidemment, m’indique l’heure et qui, surtout, me sert de réveille-matin.

Je ne peux pas immortaliser chaque instant de ma vie. Hélas! une perche à selfie m’est inutile.

Cependant…

Je n’ai pas de notifications sonores qui viennent interrompre mes interactions avec des êtres humains (en chair et en os).

Je n’ai pas de forfait à payer ni de données mobiles à calculer.

J’évite les malentendus qui accompagnent les textos.

Je fais mes calculs toute seule, sans calculatrice. Comme une grande fille.

Je décroche du travail et je profite du moment présent.

Je ne suis pas décontenancée lorsque je n’ai pas de téléphone près de moi.

Je suis moins exposée aux publicités qui nous exhortent à acheter, entre autres, un téléphone encore plus intelligent.

On ne peut pas me joindre partout et en tout temps: que de liberté!

Chacun ses goûts. C’est à chacun de choisir ce qui est mieux pour soi. Je ne suis pas hostile à la révolution numérique; je vois les avantages qu’un téléphone intelligent propose. Malgré tout, en ce qui me concerne, la liberté et la paix d’esprit que je retire en vivant sans cellulaire sont de l’or pour moi. C’est inestimable.

Discutons face à face!

J’invite respectueusement vos partages et questions.

Défi de la semaine

Rangez votre téléphone intelligent. Ce n’est qu’une semaine. Sept jours. 168 heures. Oui, c’est possible. Allez-y.