«Si, avec un mental pur, quelqu’un parle ou agit, alors le bonheur le suit comme l’ombre qui jamais ne le quitte.» – Bouddha

Cette chronique ne se veut ni religieuse ni sectaire. Je ne suis pas assez adroite dans ce domaine! Les enseignements de Bouddha s’adressent à tous et vont au-delà du dogmatisme: en fait, plusieurs soutiennent que le bouddhisme est plutôt une philosophie. La terminologie m’importe peu ici, car mon objectif est de mettre en valeur de sages enseignements qui remontent à plus de 2500 ans.

On raconte que vers l’âge de 30 ans, Siddhartha Gautama quitta son palais et sa vie princière afin d’explorer la condition humaine et la souffrance. On dit que plusieurs années (et épreuves) plus tard, il prit pleinement conscience de son être réel et atteignit l’Éveil: il devint le Bouddha. Il dévoua alors sa vie à transmettre sa sagesse.

Le Dalaï-lama dit souvent que tout le monde peut avancer vers la bouddhéité, devenir un être éveillé, atteindre l’illumination, c’est-à-dire un état de paix intérieure et d’amour inconditionnel envers tous les êtres de l’univers. (S’il est difficile d’accéder à cet état, je vous assure qu’il est encore plus délicat de le décrire en mots!)

On n’est donc pas contraint de porter de jolies robes de moines bouddhistes pour mettre ces enseignements en pratique dans la vie de tous les jours. Dieu merci! Hum… Puis-je parler de Dieu quand je parle du Bouddha? Sûrement.

Quatre nobles vérités

À la suite de son éveil, le Bouddha enseigna quatre nobles vérités, des vérités à saisir avant d’être libéré. En voici un court résumé:

La première noble vérité: La souffrance fait partie de l’existence humaine et on peut en connaître les formes.

La deuxième noble vérité: Il existe des causes qui entraînent la souffrance et il est important de les connaître.

La troisième noble vérité: On cherche la cessation de la souffrance; on doit donc arriver à éliminer ses causes pour se libérer.

La quatrième noble vérité: À ce stade, on détermine la pratique qui mène à la voie véritable de la cessation de la souffrance. C’est le noble chemin.

Très noble. Assurément. Il n’en reste pas moins que c’est complexe à saisir! L’ingénierie aérospatiale doit s’avérer plus accessible…

Méditation

En bref, la méditation est un entraînement de l’esprit. Pour Siddhartha Gautama, la méditation a été l’une des pratiques qui le menèrent à libérer son esprit, à acquérir une vision claire et à exsuder une grande bienveillance.

À la portée de tous, la méditation apaise le mental et ouvre le cœur. En plus d’augmenter l’acuité et la vivacité, cette pratique met l’amour et la compassion au premier plan.

Compassion

Compassion, compassion, compassion. On ne peut évoquer le bouddhisme sans en faire mention. Compte tenu que tous les êtres vivants sur terre éprouvent une forme de souffrance quelconque et cherchent à s’en affranchir, il est fondamental d’être compatissant, sans discrimination.

Dans le bouddhisme, on est appelé à faire le bien – ou, au moins, à s’abstenir de faire du mal.

Touchons au sens de notre existence!

J’invite respectueusement vos partages et questions.

Défi de la semaine

Faites l’essai d’une méditation journalière. Si votre esprit est agité et cela vous semble impossible, persévérez. Laverdière affirme: «Au fil des jours, vous réaliserez que vous y arrivez parfois: quelques secondes de pur silence, de paix, de vacuité.»¹

¹ Laverdière, M. (2012). Méditer avec Bouddha et Jésus. Boisbriand: Octave, p.33.