Coqueluche: se faire vacciner pour les plus fragiles

Tous les ans, de 20 à 40 millions de cas de coqueluche sont recensés dans le monde, dont environ 400 000 entraînent un décès.

Le Canada ne fait pas figure d’exception. Chez nous aussi, de 1000 à 3000 personnes contractent cette maladie chaque année.

Cette infection contagieuse des poumons et des voies respiratoires est causée par une bactérie nommée Bordetella pertussis.

Les symptômes sont une toux grave pouvant entraîner un étouffement ou des vomissements. La toux peut être si intense que la personne infectée émettra un son à la fois aigu et rauque (ressemblant un peu au chant du coq) en tentant de reprendre son souffle.

Si elle n’est pas traitée, la coqueluche peut durer des semaines, voire des mois, et elle peut causer des dommages au cerveau, ou même la mort, comme en témoignent les chiffres cités plus haut.

Elle est particulièrement dangereuse chez les plus fragiles, surtout s’ils n’ont pas été vaccinés correctement. Il est donc essentiel, pour protéger votre foyer… et les autres, que toute votre famille soit à jour concernant cette immunisation.

Un mot d’ordre qui ne passe pas toujours dans notre province. À nos risques et périls malheureusement. En 2012, plus de 1400 personnes avaient ainsi été infectées par la coqueluche dans la province, soit le plus gros nombre jamais répertorié chez nous. Rebelote fin 2015 où les autorités de la santé du Nouveau-Brunswick étaient une nouvelle fois sur le pied d’alerte, alors que plus d’une cinquantaine de cas confirmés sévissaient dans le Sud-Est!

Plus récemment, fin avril 2019, on apprenait que la région de Fredericton faisait à son tour face à une éclosion de coqueluche, susceptible de toucher les bébés, les enfants et les adultes.

Ni une ni deux le Réseau de santé Horizon rappelait aux adultes l’importance de se faire vacciner contre la coqueluche afin de se protéger et de protéger ceux qu’ils côtoient. Aucune excuse n’est valable puisque les adultes sont admissibles à une dose de rappel du vaccin contre la coqueluche financée par l’État au cours de leur vie.

Plus largement, le vaccin est également recommandé pour les bébés, les enfants, les adolescents, et les femmes enceintes.

Les enfants d’âge préscolaire (4 ans) doivent aussi recevoir une dose de rappel qui figure au calendrier d’immunisation.

Pour terminer, on rappelle que l’immunisation est tout simplement obligatoire pour fréquenter une école au Nouveau-Brunswick. Mais l’enfant peut toutefois en être exempté pour des raisons médicales ou si ses parents estiment que cela constitue une entrave à leur liberté de conscience et de religion. Et c’est justement là où le bât blesse.

L’infection est, il vrai, si contagieuse que 80% des personnes qui ne sont pas immunisées risquent de l’attraper si une personne de leur entourage la contracte.

Cette menace rôde notamment au-dessus des jeunes nourrissons puisque les enfants âgés de moins d’un an ne sont pas assez vieux pour avoir reçu toutes les doses du vaccin. Conséquence, ils ne sont pas entièrement protégés contre la coqueluche! Pour savoir où vous faire vacciner, vous pouvez communiquer avec votre bureau local de la Santé publique ou avec votre fournisseur de soins.

Enfin, pour ceux que cet article n’a toujours pas convaincus, sachez que le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, a pensé à vous. Il prévoit que tous les enfants devront obligatoirement être vaccinés pour fréquenter une garderie ou une école publique au Nouveau-Brunswick dès septembre 2021. Seule exception autorisée: la preuve d’une exemption médicale.

À partir de cette rentrée, la balle sera donc dans le camp des médecins, des professionnels soucieux de la santé publique. Ouf, on est rassurés!