Mes vieilles rengaines

Je reçois parfois des commentaires de gens qui trouvent que je suis parfois trop sévère dans mes écrits.

Certains disent que je ressasse (trop) souvent de vieilles rengaines, comme par exemple l’absence de plusieurs athlètes élites au Temple de la renommée du Nouveau-Brunswick. Le Temple de l’injustice que j’ai même déjà eu le culot de surnommer.

Le kickboxeur Jean-Yves Thériault, le coureur Joël Bourgeois, les hockeyeurs Guy Dupuis et Forbes Kennedy, ainsi que le papa des Jeux de l’Acadie Jean-Luc Bélanger sont des noms que je ramène souvent dans les discussions. Je pourrais vous en citer plusieurs autres.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai écrit que cet organisme devrait avoir le droit d’immortaliser chaque année une personne ou une équipe, dont la place parmi les immortels est tellement évidente qu’elle ne nécessiterait même pas une mise en candidature pour être intronisée.

Ça n’a absolument rien donné. Nada. Comme s’ils avaient peur de quitter leurs bonnes vieilles pantoufles confortables.

Pourtant, j’ai croisé récemment l’un des membres du Conseil des gouverneurs et il m’a donné raison quant à l’importance de trouver une solution pour honorer les «grands oubliés».

À moins que cette personne voulait seulement se montrer gentille à mon égard, elle semblait néanmoins parfaitement d’accord pour que Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick modernise sa façon de faire.

Parce que, soyons honnêtes, ça ne fait pas très sérieux un panthéon sportif qui n’a pas dans ses rangs des athlètes, bâtisseurs et équipes qui ont accompli davantage que plusieurs immortels actuels.

Je ne dis pas cela pour minimiser les réalisations de ces derniers et de ces dernières. Je dis seulement que la logique voudrait que nos plus grands athlètes, bâtisseurs et équipes soient d’abord reconnus.

Point à la ligne.

Récemment, je me suis même mis à penser que la solution à «ces injustices» pourrait peut-être venir justement des immortels.

Pourquoi ne pas créer un comité spécial composé uniquement d’intronisés et dont le rôle serait d’honorer annuellement un athlète, un entraîneur ou une équipe (tout genre confondu) qui mérite de se trouver à leurs côtés?

Un oublié par année cimonac!

En tout cas, de mon point de vue, un tel comité aiderait beaucoup à me fermer la gueule.

En attendant, je continuerai de ressasser mes vieilles rengaines.

Où est Lukas Cormier?

En regardant la liste des nominés pour les prochains prix Konica Minolta de Sport Nouveau-Brunswick, j’ai été plus que surpris de voir que le hockeyeur Lukas Cormier, des Islanders de Charlottetown, ne figurait pas parmi les finalistes pour le prix masculin du Président.

Pour ceux et celles qui se demandent de quelle distinction il s’agit, ce sont aussi bien dire les meilleures recrues de la dernière année.

Le para-athlète Jacob LeBlanc, le gymnaste Patrick Talbot et le basketteur Norman Burry sont d’excellentes candidatures, mais il me semble qu’avec toutes ses réalisations, le hockeyeur de Sainte-Marie-de-Kent aurait dû se retrouver parmi eux.

Dans la dernière année (1er septembre 2018 au 30 septembre 2019), voici quelques-uns de ses principaux exploits:

  • Il est devenu le défenseur de 16 ans le plus prolifique du Nouveau-Brunswick dans l’histoire de la LHJMQ.
  • Il a représenté le Canada à la Coupe Hlinka-Gretzky présentée en République tchèque et en Slovaquie (médaille d’or).
  • Il a été choisi au sein de l’équipe d’étoiles des recrues dans la LHJMQ.
  • Il a représenté le Canada au Championnat mondial U18 en Suède (quatrième place).
  • Il a obtenu la cote B (2e ou 3e ronde) en vue du prochain repêchage de la Ligue nationale.
  • Il a été invité à prendre part à la série Canada-Russie, événement qui se veut une vitrine pouvant mener à une invitation au camp d’entraînement d’Équipe Canada junior. Malheureusement, en raison d’une blessure, il devra vraisemblablement décliner l’invitation.

Bref, pensez-y deux ou trois secondes. Si un tel parcours ne mérite pas une nomination, je me demande bien ce que ça prend.

Adam et Mika

Deux Néo-Brunswickois connaissent un début de saison très intéressant dans la LHJMQ.

Le défenseur Adam McCormick, des Eagles du Cap-Breton, produit présentement à un rythme qui pourrait lui permettre d’accumuler 77 points. C’est justement le record en une saison détenu par l’arrière Jean-Claude Sawyer depuis 2006-2007. Fait à signaler, Sawyer évoluait lui aussi pour les Eagles.

En 16 matchs, McCormick montre un dossier de deux buts et 16 passes pour 18 points. Le hockeyeur de Woodstock occupe de plus le troisième au chapitre du différentiel avec un excellent +21.

L’attaquant Mika Cyr, des Wildcats de Moncton, pourrait quant à lui devenir le troisième Néo-Brunswickois à atteindre le plateau des 45 buts.

Avec ses 10 buts en 15 duels, l’Acadien de Sainte-Anne-de-Madawaska se dirige tout droit une campagne de 45 buts.

Seuls Andrew McKim (deux fois, 66 et 50) et Peter Trainor (46) ont accompli l’exploit.