Ma soirée à Beresford

J’étais parmi la centaine de convives réunis à Beresford, samedi soir, afin d’assister à la remise des prix annuels de Course Nouveau-Brunswick au Centre d’événements du Danny’s Inn.

Pour l’occasion, tout le monde était coquet. Les espadrilles, les t-shirts et les shorts de course ont été laissés à la maison.

Même les montres avec GPS étaient absentes. Ce n’est pas rien quand on sait que les coureurs et les coureuses ne se déplacent que très rarement sans leur apparat.

Pour ces étranges bibittes, la montre avec GPS joue, semble-t-il, le même rôle que les moustaches chez un chat. Ça leur permet de mieux s’orienter.

Bref, de voir ces athlètes sans leur coucou au poignet, ça vous démontre à quel point la soirée de samedi était spéciale.

Mais bon, cessons de parler de montre et concentrons-nous sur le plus important.

Le clou de la soirée a évidemment été l’intronisation de Brian Richard au Temple de la renommée de l’organisme provincial. Il s’agit d’un choix on ne peut plus avisé. Quand ça fait 60 ans et tu es impliqué de près dans un sport comme c’est le cas pour Brian, tu mérites d’être immortalisé.

Et comme l’a si bien raconté Sylvio Bourque lors de sa présentation, il était bon de rappeler que Brian a d’abord été un excellent athlète avant de devenir un grand bâtisseur. En passant, saviez-vous que Miramichi l’a intronisé à son propre Temple de la renommée sportive en 2011? Ça fait donc de Brian un double immortel. Je lui souhaite le tour du chapeau pour bientôt, cette fois-ci au Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick.

Paula Keating, Laura Dickinson et Scott Hare, qui sont tous originaires de Miramichi comme Brian, ont d’ailleurs tenu à lui rendre hommage par le biais de Sylvio. Ils ont tous trois souligné l’importance que Brian a eue dans leur carrière sportive respective.

Je me suis évidemment empressé d’aller chercher les premières impressions de Brian, une fois qu’il en a eu terminé avec les prises de photos.

«C’est incroyable de vivre ça avec ma famille, m’a confié Brian. J’en suis très honoré. Ça fait 60 ans que je suis impliqué dans la course à pied et c’est un sport que j’aime toujours autant qu’au premier jour.»

Raymond Caissie, le recordman canadien du mile chez les hommes âgés de 70 à 79 ans, en est un autre qui voue un immense respect pour le nouvel immortel.

«Ça fait longtemps que je connais Brian. C’est justement à Miramichi que j’ai commencé à courir au milieu des années 1990. Il a été très important dans mon développement comme coureur. Il était strict. Quand il me disait de quoi, il fallait que je l’écoute, sinon il me le faisait savoir», m’a raconté Raymond en riant, lui qui a été choisi le coureur de l’année en 2018.

Parlant de coureur de l’année, j’ai aussi profité de l’occasion pour faire un brin de jasette avec celui qui a succédé à Raymond, soit Sylvain Arseneau. Le jeune quinquagénaire semblait au comble de la joie.

La présidente de Course NB Mary Brosnan remet le prix de Coureur de l’année à Sylvain Arseneau. – Gracieuseté: Brian Richard

«C’est vraiment un prix très apprécié. C’est la première fois que je remporte un prix de ce genre de toute ma vie», s’est-il exclamé.

«C’est aussi probablement la seule chance que j’aurai de battre Lee Wesselius dans une compétition. Nous ne sommes vraiment pas du même calibre», a-t-il poursuivi en riant.

«Ç’a définitivement été ma plus belle saison, surtout que je n’ai pas eu de blessure. En comptant la course de demain (dimanche) à Miramichi, ça me fera 37 courses cette année», a mentionné le coureur de Petit-Rocher.

Louise Thibodeau pose fièrement en compagnie de la présidente de Course NB qui lui a remis le prix Réalisation personnelle de l’année. – Gracieuseté: Brian Landry

Louise Thibodeau, qui a quant à elle obtenu le prix pour la plus belle réalisation personnelle, n’en revenait toujours pas.

«C’est un prix spécial et je suis vraiment émue, m’a-t-elle dit. Les deux autres qui étaient en nomination (Nathalie Boivin et Daniel Landry) le méritaient aussi. Moi, je me sentais déjà une gagnante juste d’être en nomination.»

«En tout cas, ça m’encourage à continuer pour un autre bout, ou du moins jusqu’à ce que ma santé le permet», a ajouté Louise qui célèbre cette année ses 10 ans comme coureuse.

Pour ma part, si j’étais là, c’est parce que j’étais aussi en nomination pour un prix, celui de contributeur exceptionnel. D’accord, ça fait un tantinet pompeux comme nom de trophée, mais je n’y peux rien si on me trouve exceptionnel.

J’étais en nomination avec un nouvel ami à moi, Andrew Wagstaff, de Parrsboro, en Nouvelle-Écosse. Puisque nous pratiquons le même métier, Andrew est donc lui aussi exceptionnel. Andrew c’est surtout le gars derrière l’excellent site web Maritime Runner. Ah oui, c’est aussi un très bon coureur, ce que je ne suis pas.

Le hasard a voulu que nous soyons tous les deux assis à la table numéro 12 avec Joe Culligan. Mais Joe lui, contrairement à nous, était fièrement accompagné de ses filles Nicole et Courtney, de même que du petit ami de cette dernière, Eric Burchill. Ils sont tous originaires de Quispamsis, le même coin de pays que la grande Shelley Doucet.

Au fil de la conversation, Joe m’a appris qu’il ne lui manquait plus que deux courses pour compléter les six plus importants marathons au monde, soit celui de Londres qui figure à son menu de 2020, et celui de Tokyo qui ne saurait tarder. Les quatre autres, Boston, Chicago, Berlin et New York, qu’il a complété il y a deux semaines, sont déjà dans la poche.

Ce qui veut dire Joe aura droit bientôt à sa médaille Abbott WWM Six Star Finisher. Pas si mal pour un gars qui n’a commencé à courir qu’à 47 ans et qui en a aujourd’hui 55.

Joe et Courtney sont présents à Beresford parce qu’ils ont terminé dans le top-3 de leur groupe d’âge respectif de la SuperSérie. Courtney a pris le deuxième rang derrière Shawna Allaby chez les 20 à 29 ans, alors que Joe a terminé en troisième place chez les 50 à 59 ans, tout juste derrière Sylvain Arseneau et Grant Kelly.

Je tenais à vous parler des Culligan parce qu’ils ont été des témoins privilégiés de cette belle soirée.

Gagnants des championnats provinciaux

5 km (Miramichi Rok N Run): Sacha Hourihan (Southfield) et Jean-Marc Doiron (Moncton).

5 miles (Hampton Five Miler): Sacha Hourihan (Southfield) et Lee Wesselius (River Glade).

10 km (10 km Chaleur): Sacha Hourihan (Southfield) et Jean-Marc Doiron (Moncton).

Demi-marathon (Marathon de Fredericton): Sarah Beairsto (Fredericton) et Lee Wesselius (River Glade).

Marathon (Marathon de Fredericton): Sarah Cleveland (Fredericton) et Trevor Funk (Saint-Jean).

Gagnants des SuperSéries

19 ans et moins: Amélie Cormier (Caraquet) et Liam Funk (Saint-Jean). 20-29 ans: Shawna Allaby (Belleisle Creek) et Pier-Luc Roy (Dieppe). 30-39 ans: Sylvie Cormier (Dieppe) et Paul Gallant (Dieppe). 40-49 ans: Haley Green (Quispamsis) et Gaston Godin (Dunlop). 50-59 ans: Nathalie Boivin (Bathurst) et Sylvain Arseneau (Petit-Rocher). 60-69 ans: Paulette Roy (Beresford) et Sylvio Bourque (Beresford). 70-79 ans: Jenny Keenan (Halifax) et Murray Forgrave (Apohaqui). 80 ans et plus: Krista Daley (Halifax) et Frank Kelly (Saint-Jean).

Les membres du Temple de la renommée de Course Nouveau-Brunswick:

Billy Best (Minto, 2011)

Patty Blanchard (Dieppe, 2010)

Nathalie Boivin (Bathurst, 2016)

Mario Boudreau (Beresford, 2012)

Joël Bourgeois (Grande-Digue, 2013)

Paul Bourgeois (Grande-Digue, 2013)

Jean-Marie Breau (Tracadie, 2012)

Alain Caron (Charlo, 2012)

Michelle Cormier (Fredericton, 2018)

George Gallant (Shediac, 2010)

Gilles Gautreau (Moncton, 2015)

Scott Hare (Miramichi, 2017)

Paula Keating (Miramichi, 2012)

Paul Lavoie (Fredericton, 2017)

Roger Lévesque (Balmoral, 2014)

Jacqueline Maillet (Richibucto Village, 2018)

Joe McGuire (Woodstock, 2009)

Paul Morrison (Beresford, 2016)

Eunice Phillips (Fredericton, 2009)

Brian Richard (Miramichi, 2019)

Joe Richard (Miramichi, 2014)

Leo Sheehy (Hopewell Cape, 2011)

Darrell Travis (Hampton, 2015)