Où sont passés nos héros?

Alexandre Violette, Éric Moreau, John Nadeau, Mathieu Haché, Norbert Roy et Phil Nazair, Stéphane Lavoie, Sylvain Dubé, Bryce Silliker, Eric Mockler et Jeff Wilson. Martin McGraw, Rémi Doucet, Ryan Mockler, Samuel Paquet, Ulysse Brideau et Yan Rail. Ces joueurs de hockey senior ont en commun de graviter sur les patinoires néo-brunswickoises depuis de nombreuses années.

Certains d’entre eux, parce que le moment est venu, annonceront leur retraite du hockey senior à la fin de la présente campagne.

D’autres, qui ont encore de l’essence dans le réservoir, disputeront vraisemblablement quelques saisons supplémentaires.

Quand l’appétit va, tout va.

Mais ce qui est certain, c’est que dans quelques années, ils feront partie du passé. Tous, du premier jusqu’au dernier.

Comme tous les autres avant eux d’ailleurs.

C’est la vie qui le veut ainsi, semble-t-il.

Par la force des choses, les occasions d’entendre parler d’eux se feront de plus en plus rares. C’est normal, les nouvelles générations ont le malheureux défaut de lever souvent le nez sur l’histoire.

Je vous assure que c’est vrai.

Tout récemment, en discutant avec un jeune adulte à l’épicerie, ce dernier m’a dit être un grand partisan de la Ligue Acadie-Chaleur. Pour je ne sais trop quelle raison, j’ai glissé le nom de Danny Cormier dans la conversation et j’ai aussitôt vu que je venais de perdre mon interlocuteur. Même Houston n’aurait pu m’aider à le ramener sur Terre. Il ignorait complètement de qui je lui parlais.

Danny Cormier cimonac! Danny Cormier!

C’est pas comme si je lui avais demandé le nom des membres du premier trio des Marchands de Shippagan dans les années 1980. En passant, ils avaient pour nom Jean-Marc Finn, Bertrand Goupil et Gilles Cormier.

Danny Cormier! J’ai ai presque les larmes aux yeux quand j’y pense. Pauvre Danny.

Le gars était le protecteur de Mario Lemieux chez les Voisins de Laval, a disputé quelques matchs professionnels dans la Ligue américaine et il a surtout été l’un des meilleurs hockeyeurs de niveau senior des années 1980 et 1990.

C’est à la fois triste et décourageant de voir nos anciens héros du hockey senior disparaître de la mémoire collective.

Parce que si c’est vrai pour Danny Cormier, ça l’est aussi pour les Sterling Loga, Allard LeBlanc, Marc Roy, René Labbé, Joe Haché, Phil Doiron, Paul Cormier et Jean-Marie Bouchard, pour ne nommer que ceux-là.

Ça démontre du même coup que notre hockey senior est mal archivé.

Levez la main celui ou celle qui est en mesure de me nommer trois vedettes du hockey senior avant les années 1960? Il s’y jouait pourtant du gros hockey dans ce temps-là. Partout dans la province. Et je vous signale que c’était à l’époque où seules quelques municipalités étaient dotées d’un aréna. La majorité des joueurs, et de fichus bons à part ça, ont été développés uniquement sur les patinoires extérieures.

Certes, le Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick a immortalisé quelques formations seniors au fil des ans, mais sur le plan individuel, la place est aussi bien dire réservé aux hockeyeurs professionnels.

Il y a également quelques municipalités de la province qui ont leur propre panthéon et qui ont immortalisé quelques joueurs avec le temps, mais ça demeure local.

Le passage de plusieurs héros de notre sport national est donc laissé à l’oubli et c’est quelque chose que j’ai bien de la difficulté à accepter.

C’est pourquoi je lance l’idée d’un Temple de la renommée virtuel pour le hockey senior. Un beau site avec des photos, des statistiques (quand c’est possible) et des histoires sur les exploits de ceux qui méritent d’être immortalisés.

Tout ce que ça prend c’est un bon webmestre, des passionnés de hockey senior, quelques recherchistes et un comité de sélection sérieux et rigoureux.

Le retour de Bruno Richard

Les Hawks d’Elsipogtog vont sortir tout un lapin de leur chapeau samedi soir, à l’occasion de la visite des JC’s de Bouctouche au Centre Kent-Nord Impérial de Richibucto.

Bruno Richard – oui oui le Bruno Richard du Crashed Ice – tente un retour au hockey senior après une longue absence de 12 ans, suivant l’époque où il a porté les couleurs des Acadiens de Caraquet.

Âgé désormais de 37 ans, Bruno voit ce retour comme une façon de revenir aux sources.

«C’est à Richibucto, en 2000, que j’ai joué mon dernier match de hockey senior dans mon coin de pays. J’avais 18 ans et j’évoluais pour les Mariners de Baie-Sainte-Anne. Ça va donc être spécial de retourner jouer là dans le nouvel aréna», m’a confié Bruno.

«J’étais en Allemagne pour les qualifications du Red Bull Crashed Ice de Munich en décembre 2009, quand j’ai appris que l’aréna de Richibucto avait brûlé sur Facebook. Ça avait été un choc. Beaucoup de beaux souvenirs sont alors partis en fumée», a ajouté Bruno.

Les Mooseheads sont coriaces

Pas mal tout le monde s’attendait de voir les Mooseheads de Chaleur compétitionner, mais pas au point de dominer le Circuit Acadie-Chaleur comme il le fait présentement.

L’équipe est bien dirigée par Mike Nadeau. Les buts viennent de partout et la brigade défensive est de loin la mieux rodée jusqu’ici cette saison.

Les Mooseheads viennent de signer cinq victoires consécutives, dont leur dernière au compte de 4-2 face aux Alpines de Tracadie, au domicile de ces derniers.

En fait, les Mooseheads n’ont pas perdu depuis que les Acadiens de Caraquet sont allés les vaincre 3-2 en tirs de barrage lors de leur match d’ouverture le 26 octobre.

Parlant des Mooseheads, ils auront l’occasion d’affronter pour la toute première fois de leur histoire les Maraudeurs de Dalhousie, dimanche soir.

Les Maraudeurs, qui montrent une fiche de trois victoires et trois défaites, ont toutefois un bien meilleur club que ne l’indique leur fiche.

Les frères Mockler (Eric et Ryan), Chad Denny, Joey Bernard, Alex Blais, Robert Pelletier, Olivier Gendron, Jérémy Doucet, Pat Labillois et compagnie sont capables de faire bien des dégâts.

Kris Keating reprend du service

Les Ice Dogs de Miramichi-Néguac ont ajouté un élément important à leur équipe cette semaine en Kris Keating.

Lors des deux premières saisons des Ice Dogs dans la LHSAC, Keating a amassé 36 buts et 23 passes pour 59 points en 32 parties.

Il n’a disputé qu’une seule rencontre la saison dernière, où il a tout de même trouvé le moyen de réussi deux buts et une mention d’aide.

En voilà un qui va enlever un peu de pression sur les épaules de Jeff Wilson, Bryce Silliker et Billy Gaston.