Des mesures sociales progressives

Depuis la reprise des travaux parlementaires, le 19 novembre dernier, le gouvernement de Blaine Higgs a introduit pas moins de sept nouvelles mesures sociales progressistes qui ont le double avantage d’épargner les contribuables tout en améliorant la qualité de vie de nos citoyens et citoyennes.

D’abord, le ministre de l’Éducation Dominic Cardy a introduit un nouveau projet de loi qui rendra obligatoire la vaccination des jeunes enfants dans les écoles et garderies de la province. Pour blinder cette loi et s’assurer qu’elle ne soit pas renversée par les tribunaux, le gouvernement fait appel à la clause dérogatoire de la Charte des droits et libertés adoptée en 1982. La nouvelle loi vise à rendre obligatoire la vaccination à moins d’exemption médicale. C’est justement pour protéger les enfants incapables de recevoir ce vaccin pour des raisons médicales, que le gouvernement veut rendre la vaccination obligatoire pour les enfants en bonne santé.

Ensuite, le gouvernement a finalement réussit à faire approuver par l’Assemblée législative la nomination d’une nouvelle Commissaire aux langues officielles, une anglophone bilingue, Mad Shirley MacLean. Seuls les trois députés de la People Alliance ont voté contre. Par surprenant puisqu’ils ne veulent rien savoir du bilinguisme de toute façon.

La ministre responsable de la Condition féminine, Sheryl Wilson, a pour sa part introduit un projet de loi qui permettra aux femmes en situation de violence au foyer de faire annuler leur bail de location et de trouver un nouveau logis plus sécuritaire. Une autre mesure progressiste qui devrait aider les femmes dans de telles situations.

Mardi dernier, le ministre de la Sécurité publique, Carl Urquhart, annonçait une modification au code routier pour que les remorqueuses soient désormais incluses dans le corridor de sécurité que doivent respecter les automobilistes de la province en cas d’accident sur nos routes.

La veille, le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Trevor Holder, annonçait une réforme des Services d’aide à l’emploi de son ministère. Désormais, les travailleurs et travailleuses ayant besoin de formation pour se trouver du travail n’auront qu’à se rendre à l’un des 19 bureaux de Travail NB pour en faire la demande. Aussi, les formations appuyées par la province seront moins rigides et pourront être adaptées aux besoins des travailleurs et des employeurs.

Comme l’a dit le ministre, les besoins en formation ne sont pas nécessairement les mêmes à Shippagan qu’à St-George. Il fallait y penser… et agir, ce qu’a fait le ministre.

Finalement, tel que promis, la ministre du Développement social, Dorothy Sheppard, a introduit une mesure législative pour modifier le droit de grève des employé(e)s des foyers de soins de la province. D’abord, le syndicat et l’employeur devront tenter d’approuver ensemble une liste des travailleurs essentiels en cas de grève. Si le conflit ne peut être réglé par la négociation, le gouvernement permettra le recours à l’arbitrage obligatoire à condition que la province ait les moyens financiers de payer les augmentations salariales proposées par l’arbitre.

Bien que le syndicat ne soit pas d’accord avec ces modifications législatives, souhaitons que celles-ci permettront un règlement du conflit qui perdure depuis trois ans.

D’autre part, le ministre du Travail, Trevor Holder, avait introduit la semaine précédente une mesure similaire pour les municipalités de la province qui souhaitent que l’arbitrage obligatoire pour leurs services essentiels (police, pompiers) prenne aussi en considération la capacité de payer des municipalités.

Bien que les syndicats aient dénoncé ces deux dernières mesures, elles sont aussi progressistes dans le sens qu’elles visent à assurer la continuité des services et la sécurité des citoyens et citoyennes en cas de grèves des fonctionnaires provinciaux ou municipaux.

En terminant, je voudrais féliciter le ministre de la Francophonie et vice-premier ministre, Robert Gauvin, le sénateur Percy Mockler et tous les autres leaders acadiens qui se sont opposés à la fermeture du Consulat de France à Moncton. Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement français venait d’annoncer qu’il renonçait à fermer son consulat en Acadie. Une belle victoire pour notre communauté.

Bonne semaine à tous.