«Il n’est nulle grandeur là où manquent simplicité, bonté et vérité.» – Léon Tolstoï

Cher Capitalisme, chef cupide qui croit à la croissance infinie sur une planète finie,

J’en ai marre d’entendre parler de développement ou croissance économique. Une nouvelle autoroute par-ci, une grande multinationale par-là.

Heureusement, le mouvement de la décroissance économique est en train de se frayer un chemin.

Lentement mais sûrement. Je sais que cela vous glace d’effroi.

Je concède que le concept «décroissance» semble provocant.

Ne craignez pas, nous n’avons pas à régresser.

L’objectif est de bâtir une société plus soutenable, juste, coopérative et pacifique: voilà ce que j’appelle le progrès.

Puisque vous prônez le productivisme et la consommation, une quantité regrettable de ressources naturelles a déjà été épuisée. Par ailleurs, votre système accentue les inégalités sociales. Pensons aux guerres du pétrole…

Chef cupide, ne vous en déplaise, il y a aujourd’hui partout dans le monde, des festivals, des organismes, des publications scientifiques et des colloques internationaux sur la décroissance. Enfin!

Sachez que je ne vous juge pas. Comment pourrais-je? J’avoue avoir été prise dans votre engrenage presque toute ma vie.
Vous êtes un sacré charmeur.

Dorénavant, je ne suis plus votre prisonnière.

L’abondance matérielle n’est pas gage de liberté. Je suis un être humain et non pas un «avoir humain».

En tout état de cause, je vous supplie de faire de la place pour la décroissance économique choisie. Faute de quoi, vous continuerez de nous conduire à la catastrophe écologique et à la déshumanisation.

Respectueusement,

une partisane de la décroissance

Passage obligé – à grande échelle

Certains disent que le modèle de décroissance est un passage obligé. D’où l’importance de prendre l’initiative. À titre d’exemple, nous pourrions préconiser d’importantes subventions pour l’agriculture locale, une répartition équitable de l’eau, les entreprises sociales, des changements aux curriculums scolaires, une réduction de la publicité, un soutien significatif pour le transport public, etc.

Passage obligé – à petite échelle

Le temps des Fêtes est à nos portes: ce temps est on ne peut mieux propice à la modification de nos façons de faire. Force est de constater que le matérialisme tente de bousculer le sens de Noël.

Sommes-nous prêts à appuyer la décroissance en cette saison de Noël? Sommes-nous prêts à générer moins de déchets, à privilégier l’artisanat local ou les articles d’occasion, à confectionner des décorations avec du matériel récupéré? Sommes-nous prêts à dire à nos enfants, à nos amis, à nos petits-enfants ou à nos parents que ce Noël sera différent, qu’il sera plus sobre, plus doux?

Remettons nos idéologies en question!

J’invite respectueusement vos partages et questions.

Défi de la semaine

Entreprenez une action (ou une non-action), si petite soit-elle, qui entre dans ce nouveau paradigme.