Ce que nous réserve 2020

L’année 2019 tire à sa fin et, dans deux jours, une nouvelle décennie verra le jour. Le Nouveau-Brunswick a beaucoup changé au cours des dix dernières années et, pour la première fois depuis bien longtemps, notre population a augmenté grâce à une importante vague d’immigration.

Le Nouveau-Brunswick des années 2020 sera-t-il bien différent de celui des années 2010? Nul doute que oui. En premier lieu, la croissance démographique se poursuivra, car nous sommes un peuple accueillant et nous avons suffisamment d’espace et de ressources pour accueillir des milliers de nouveaux arrivants.

Notre économie devrait aussi graduellement prendre du mieux. Une fois Trump parti de la Maison-Blanche (ce que je souhaite à tous pour 2020), nous devrions connaître une amélioration dans nos relations commerciales avec les États-Unis.

La nouvelle entente de libre-échange avec la communauté européenne devrait également nous permettre d’augmenter substantiellement nos échanges commerciaux avec ces 27 pays.

Ici, au Nouveau-Brunswick, les seuls projets intéressants en ce qui concerne le développement économique, semblent se trouver à Belledune.
La méga fonderie de fer de Maritime Iron, un projet de 1,5 milliard $, verra-t-elle le jour?

Les promoteurs de ce projet doivent d’abord trouver des investisseurs sur les marchés internationaux pour financer leur projet.

Souhaitons qu’ils réussissent, mais d’autres ont essayé avant eux pour un projet semblable sans y arriver.

Quant au projet d’expansion du port de Belledune, celui-ci ira probablement de l’avant, car l’augmentation d’achalandage le justifie et le financement est en place.

D’autre part, l’édifice qui abritait le Groupe Océan, au chantier naval de Bas-Caraquet, devrait être vendu à une entreprise locale qui créera de nouveaux emplois, pas juste des promesses sans lendemain, comme dans le cas du locataire précédent.

Que nous réserve 2020, côté actualité politique, dans notre province?

Tout d’abord, il y aura des élections municipales le 11 mai, c’est prévu par la Loi. Certaines villes et certains villages, comme Caraquet, Petit-Rocher et Edmundston, seront à surveiller, les maires sortants ayant indiqué qu’ils ne se représenteront pas.

Il pourrait bien y avoir des élections provinciales aussi, en juin ou en septembre.

Les alliancistes ont promis de garder le gouvernement Higgs au pouvoir pour 18 mois. Cette période prendra fin en avril. Le premier ministre Higgs devra d’ailleurs déclencher des élections partielles dans deux circonscriptions vacantes – Shédiac Bay-Dieppe et Saint-Croix – au plus tard le 10 mars et celles-ci pourraient bien être annulées par une élection générale. Ma prédiction: les alliancistes, les verts et les libéraux détesteront suffisamment le budget provincial pour voter contre, et le premier ministre devra demander la dissolution de l’Assemblée législative.

Côté fédéral, les conservateurs éliront leur nouveau chef en 2020. Les chances qu’ils votent contre les politiques budgétaires du gouvernement Trudeau d’ici là sont minimes. Le ou la nouvelle chef devra d’abord se familiariser avec les dossiers de l’heure, s’assurer de moderniser les politiques du parti pour mieux les arrimer avec les désirs et aspirations de la population canadienne, et préparer un nouveau programme électoral.

Toutefois, si jamais le PCC choisissait un chef de la trempe de Jean Charest, ancien chef du PC fédéral et ex-premier ministre du Québec, la période de rodage serait considérablement écourtée et une élection fédérale pourrait bien avoir lieu au printemps ou à l’automne 2021.

Un gouvernement minoritaire canadien se maintient au pouvoir habituellement environ deux ans.

Le gouvernement provincial vendra aussi Cannabis NB à une entreprise du secteur privé qui, espérons-le, ouvrira plus de succursales, améliorera le service à la clientèle et diminuera les prix. Sinon, le marché noir continuera à fleurir et les groupes criminels à prendre de l’expansion.

Finalement, 2020 devrait aussi permettre le retour à la paix sociale dans les foyers de soins et la fonction publique provinciale. Maintenant qu’une loi prévoit l’arbitrage pour régler un conflit avec les employé(e)s des foyers de soins, il est à espérer que les deux parties s’entendent assez rapidement pour aller en arbitrage et mettent fin à ce conflit qui perdure depuis trois ans.

Bonne Année 2020 et bonne semaine à tous.