«Cœur insouciant vit longtemps.» – Shakespeare

Je connais une dame aux yeux pétillants. Un pétillement que l’on voit d’ordinaire sur un visage d’enfant. Cette amoureuse de la vie s’égaye en jouant de la cuillère, en enseignant le ski à un enfant ou en lançant des boules de neige. Et son large sourire est au rendez-vous. Et pas n’importe quel sourire: un sourire débordant de candeur. Un sourire pur et sincère qui m’inspire sans fin.

Je connais une autre dame qui, au contraire, semble croire qu’il n’y a que le travail dans la vie; elle ne sait plus comment s’y prendre pour s’amuser. La candeur dans son regard n’est plus perceptible à l’œil nu. La vie pour elle, c’est du sérieux. Ô lourdeur!

Candeur

La candeur est le mot clé ici. Il y a peu de candeur lorsque nous sommes complètement coincés dans notre monde d’adulte. Aïe! Mais, là où il y a candeur, il y a spontanéité, émerveillement, innocence, légèreté, joie… alouette.

Je ne promeus pas une vie hédoniste. Loin de là. Je ne suggère pas de faire faux bond au travail pour faire un saut en parachute. (Hum.. exaltant quand même…) Quoi qu’il en soit, garder l’esprit jeune et enjoué est inestimable.

Passons aux choses sérieuses

Non! Ne passons pas aux choses sérieuses!

Adulte: Être humain dont la fonction monotone et rigide est de crouler sous les innombrables obligations qui l’assaillent et pour qui le travail passe toujours avant le plaisir.

Ouf! Cette définition (que, bien entendu, je viens de fabriquer) me fait peur. Or, elle est courante. Le plaisir se volatilise-t-il à l’âge adulte? Les crises de fou rire deviennent-elles interdites?

Si vous exercez un emploi qui vous exaspère, que vous avez oublié comment rire de vous-même, que vos relations sont tendues, que vous regardez le bulletin de nouvelles (démoralisantes) de fin de soirée et que, sur l’oreiller, au lieu d’éprouver de la gratitude d’être vivant, vous ressentez un nœud dans l’estomac (de la modeste taille d’un bon melon d’eau), puisque vous redoutez le lever du jour, le besoin d’entrer en contact avec votre cœur d’enfant est sérieux.

Voilà une chose sérieuse qui ne doit pourtant pas être prise au sérieux.

Kessler, un médecin qui a exploré les principales leçons de vie à assimiler au cours d’une existence, affirme que jouer nous permet de vivre pleinement.

Il souligne: «L’envie de s’amuser – de se détendre, de se débarrasser du stress et des tensions – est inné. Malheureusement, nous avons refoulé ce besoin fondamental.»¹

Certains jugent que s’amuser souvent est mauvais. Est-ce que se prendre souvent au sérieux est préférable? Un pensez-y-bien.
Merci à ma chère amie qui m’a rappelé l’infinie beauté de la candeur.

Ravivons notre enthousiasme!

J`invite respectueusement vos partages et questions.

¹Kübler-Ross, E. et Kessler, D. (2002). Leçons de vie. Paris: JCLattès, p.178.

Défi de la semaine

S’il vous arrive de vous sentir coupable de vous adonner aux joies d’une activité de loisir, rappelez-vous que s’amuser est naturel et excellent pour la santé. Lancez-vous!