«J’ai besoin de me recueillir pour aimer.» – Jean-Jacques Rousseau

En ce début 2020, je dresse une longue liste de résolutions… ou pas! En toute franchise, j’en ai assez des résolutions du Nouvel An.

Je n’ai pas envie de me résoudre à me mettre en forme en m’abonnant à une salle de sport ou en sollicitant mes biceps en buvant une série de pina colada dans le Sud. Je n’ai pas envie non plus de me résoudre à suivre un régime et de voir les croustilles d’un mauvais œil.

Or, cela ne m’empêche pas de distinguer l’aube d’une nouvelle année: un retour aux sources, une aventure qui s’amorce, un renouvellement, une page blanche.

Parlant de pages blanches, on dirait que j’avais une panne d’inspiration qui gênait mon choix de thème pour cette première chronique de 2020. Ce cher thème, que j’ai enfin trouvé, est dans le titre, sans quoi le suspense aurait sûrement été intenable pour les lecteurs…

Cette année, je tiens à participer à une retraite dans le but de me ressourcer, de me recueillir, de m’intérioriser et d’être présente à moi-même. Un séjour tranquille qui se fera surtout en solo. En espérant que je ne me plaindrai pas d’être en mauvaise compagnie…

J’avoue qu’il n’est pas facile de prendre le temps de partir, mais si j’arrive à faire une retraite d’une semaine (ou presque), ce sera mission accomplie. J’en rêve déjà. Au moins, il n’y a pas de date butoir, car ce n’est pas une résolution!

La solitude

Nous avons un trésor ici au Nouveau-Brunswick, un endroit qui offre des séjours en solo et des séjours avec ateliers. Leurs retraites passent par la solitude, l’écoute de soi, la nature, la simplicité et le silence. Aaaah… J’entends une retraite de silence m’appeler – en chuchotant bien sûr.

Ailleurs, il existe aussi des retraites de méditation, de pleine conscience, de yoga, de soins énergétiques, de jeûne, de croissance personnelle, et j’en passe. On peut même faire une retraite spirituelle à la maison. Euh… Pour ma part, mes enfants seraient un tantinet distrayants. De toute façon, je me plais à baigner dans l’énergie d’un groupe de personnes ayant des intentions semblables.

Le silence

Le maître zen Thich Nhat Hanh écrit sur l’importance de cultiver le silence intérieur.

«Quand il y a en vous un tel silence, vous avez suffisamment de liberté pour vous réjouir d’être en vie et apprécier toutes les merveilles de la vie. Grâce à cette forme de silence, vous êtes davantage capable de vous guérir, mentalement et physiquement. Vous avez la capacité d’être, d’être là, en vie.»

Il est intéressant de noter que Hanh accorde beaucoup d’importance aux occasions où ce silence se vit en groupe.

«Être dans un tel silence quand vous êtes seul est une bonne chose; l’être ensemble est particulièrement dynamisant et porteur de guérison.»¹

Décidément, un bain chaud avec du sel d’Epsom et des huiles essentielles ne me suffira pas cette année. Connexion avec mon monde intérieur, j’arrive!

Je vous souhaite une année revitalisante!

¹Hanh, T.N. (2016). Les bienfaits du silence. Montréal: Le jour, p.12.

Défi de la semaine

Êtes-vous disposé à vous ouvrir à votre voix profonde et à vous révéler à vous-même? Si oui, songez à créer le temps et l’espace nécessaires pour ce faire.