Les héros méconnus de la lutte à la COVID-19

Pas évident de commenter l’actualité quand celle-ci nous inonde d’information sur la COVID-19 et les mesures pour nous protéger contre ce virus déchaîné.

Dans les médias sociaux, plusieurs nous rappellent, avec raison, le dévouement et l’abnégation de soi des travailleurs et travailleuses de la santé, des policiers, des ambulanciers et des pompiers durant cette crise. Mais nous oublions parfois ceux et celles qui voient à nous alimenter, à transporter nos marchandises par camion, à remplir nos prescriptions à la pharmacie, à entretenir nos autos, à déblayer nos rues la nuit et à ramasser nos ordures.

Ils sont trop souvent les héros méconnus de la lutte à la COVID-19.

On m’a dit que le personnel jugé essentiel par le Collège communautaire était surtout composé du personnel de soutien, des concierges et des préposés à l’entretien des édifices. Ceux-ci doivent se rapporter au travail tous les jours alors que les enseignants et le personnel-cadre peuvent travailler de chez eux.

Pour avoir été cadre supérieur dans les fonctions publiques fédérale et provinciale, je peux vous confirmer que ces travailleurs de l’ombre sont absolument essentiels au bon fonctionnement de ces organismes gouvernementaux. Ils et elles n’ont pas le choix que de se présenter au travail, et nous leur devons beaucoup.

Les héros méconnus de cette crise, ce sont aussi les caissiers et les caissières de votre épicerie ou de votre pharmacie locale, de même que ceux et celles qui doivent restocker les étagères la nuit. Ce sont les éboueurs qui viennent vider votre poubelle et votre bac de recyclage. Ce sont les conducteurs de chasse-neige et les déblayeurs de neige qui vous permettent de sortir le matin et d’aller chercher les victuailles essentielles et vos prescriptions.

Toutes ces personnes se rendent au boulot sans rechigner et n’ont pas le choix de s’exposer au virus, si jamais celui-ci devenait transmissible par voie aérienne, ce qui ne semble toujours pas le cas. Je souligne d’ailleurs un très bon article de La Presse canadienne qui faisait état, la semaine dernière, de huit «bonnes nouvelles» au sujet de la COVID-19. Il nous fournit de l’information sur le progrès de la lutte contre la COVID-19 dans plusieurs pays et de la recherche sur les vaccins et les traitements qui sont présentement en voie de développement en mode accéléré.

Au-delà de tout ça, il y a aussi ces héros insoupçonnés qui nous informent au quotidien de leurs trouvailles dans les médias et sur les médias sociaux et qui nous les partagent sur Facebook pour nous garder au fait de la lutte contre le virus ou tout simplement pour égayer nos journées. Idem pour les très belles photos des couchers et des levers de soleil sur la baie des Chaleurs. De quoi nous faire oublier la crise et ses conséquences néfastes pour quelques instants.

Ce qui m’amène à vous parler de l’importance de rester en contact avec vos amis et vos parents pour empêcher l’isolement et maintenir notre santé mentale durant cette crise.

Comme le rappelait le Dr Samuel Daigle sur Facebook, ne nous isolons pas complètement et restons en contact avec nos parents et nos amis. Les médias sociaux nous permettent justement de respecter le distancement social requis et de rester en contact avec eux. Le téléphone est aussi un autre bon choix.

Puisque le gouvernement provincial a décrété l’état d’urgence la semaine dernière, il est très important que vous demeuriez à la maison autant que possible.

Vous pouvez allez prendre votre marche quotidienne ou faire de la raquette, pourvu que vous gardiez une distance d’au moins deux mètres de toute autre personne.

De grâce, si vous revenez d’un voyage à l’étranger, restez en isolation chez vous pendant 14 jours. Demandez à un voisin, à un parent ou à un ami d’aller faire l’épicerie pour vous. Les pharmacies vous livreront vos prescriptions à la maison.

Comme nous le répètent souvent le premier ministre et la médecin-chef, nous pouvons tous faire notre part, si minime soit-elle, pour passer au travers de cette crise ensemble.

Bonne semaine à tous.