Quel contraste!

Alors que la classe politique un peu partout à travers le Canada et le monde s’emploie à mettre de côté la petite politique partisane et les grands égos, nous assistons chez nos voisins américains au comportement inverse. Les mensonges répétés et le narcissisme aigu du président Donald Trump sont pour une fois révélés au grand jour.

Nous avons au Canada un message unifié tant de nos dirigeants fédéraux que ceux des provinces. Pendant que le Congrès américain est embourbé dans les chicanes partisanes, le fédéral et les provinces travaillent conjointement pour gérer cette crise sanitaire sans précédent du coronavirus. À titre d’exemple, l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick et la Chambre des Communes ont pu adopter dans un temps record avec un minimum de députés des lois essentielles afin de faire face au défi de la pandémie du coronavirus.

Le premier ministre Trudeau et ses homologues provinciaux, contrairement à plusieurs dirigeants américains dont les comportements sont au minimum irresponsable, donnent l’heure juste à la population canadienne. Il faudra s’armer de patience car le coronavirus ne va pas disparaître par enchantement comme le voudrait bien Donald Trump.

Les scènes délirantes des plages de la Floride bondées de jeunes profitant du congé de mars pour se ruer sur celles-ci comme si les dangers du coronavirus étaient inexistants révèlent l’insouciance de plusieurs. Et tout ceci avec la bénédiction des autorités locales et du gouverneur de Floride!

Alors que l’Île-du-Prince-Édouard aux prises avec quelques cas avérés du coronavirus a décidé d’imposer la quarantaine pour tous ceux qui se rendent sur son territoire, nous avons aux États-Unis des États qui continuent à ignorer les risques de cette meurtrière pandémie. Un exemple parmi d’autres est celui du gouverneur de l’Oklahoma qui n’était pas peu fier de mettre sur les médias sociaux un égoportrait avec sa famille dans un restaurant bondé afin d’encourager ses concitoyens à faire de même.

Nos dirigeants politiques ne sont pas responsables de l’apparition du coronavirus. Toutefois la gestion publique de cette crise sanitaire et par extension économique relève de leur responsabilité. La fermeture de nos frontières avec les États-Unis pour les voyages non essentiels est une très bonne décision. Tous les spécialistes de la propagation des maladies infectieuses prédisent que les États-Unis seront confrontés à une grave crise sanitaire comme l’Italie, qui a tardé à prendre des mesures draconiennes pour la juguler. Des centaines de milliers voire des millions d’Américains seront infectés et des milliers de morts sont malheureusement à prévoir.

Si le Canada applique avec rigueur les mesures appropriées comme l’ont fait la Corée du Sud et Taiwan, nous pourrons éviter le pire. La bataille s’annonce longue et difficile.

Il faut reconnaître que le ministre de l’Éducation et de la Petite enfance, Dominic Cardy, malgré les critiques de certains, a très bien agi avant même l’aggravation de la crise mondiale de coronavirus en exigeant la mise en quarantaine des élèves et leur entourage de la région de Sussex qui s’étaient rendus en Italie lors du congé de mars.