Une leçon de transparence

Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, on entend beaucoup parler de tout ce qui devra changer sur la planète lorsque nous nous serons remis de cette crise.

La liste est pour le moins ambitieuse: la minceur du filet social, l’industrie du voyage, la consommation de masse, la délocalisation des moyens de production et la mondialisation dans son ensemble ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres.

Pour le Nouveau- Brunswick, on peut toujours souhaiter quelque chose d’un peu plus réaliste: que la pandémie laisse dans son sillage une véritable culture de transparence au sein de nos institutions publiques alors que nos dirigeants auront découvert ou redécouvert l’importance primordiale du partage de l’information.

Sur le plan pratique, cela nécessitera tout d’abord l’adoption d’une nouvelle loi sur l’accès à l’information au lieu de la législation actuelle qui est bourrée d’exceptions qui permettent aux responsables de nos institutions publiques de refuser à peu près toutes les demandes sous n’importe quel prétexte.

Avec une véritable culture de transparence, on ne se contenterait toutefois pas de respecter la loi à la lettre. Si nos institutions publiques étaient vraiment ouvertes, elles partageraient avec la population toute l’information pertinente sans que l’on ait à recourir au long et pénible processus prévu dans la loi.

L’urgence de la pandémie prouve ces jours-ci l’importance de partager les véritables informations avec la population afin d’éviter la propagation des rumeurs et des fausses nouvelles sur les médias sociaux. La Santé publique a d’ailleurs fait de beaux efforts cette semaine pour être plus ouverte. Même si ce n’est toujours pas suffisant et que nous avons eu droit à plusieurs informations contradictoires du même coup, il faut espérer qu’ils continueront dans cette voie. Comme le lavage régulier des mains en profondeur, il ne faudra surtout pas oublier cette importante leçon de transparence lorsque la crise sera terminée.