Un été entre nous

Cet été, je n’aurai pas le plaisir d’arpenter les Maritimes. Pas de Festival de Musique Baroque à Lamèque, pas d’excursions dans la péninsule acadienne, pas de pique-nique pour l’ami Mathieu, ni de visites aux librairies Pélagie. Pas d’Île-du-Prince Édouard non plus et, là, je vous l’assure, le pincement de cœur est énorme! Pas de visite à Bonshaw, de course avec Rafiki à Rice Point. Pas de virée à Halifax ou à la Baie ou chez nos amis de Chéticamp. Même pas de vacances à Miquelon, de promenades sur les dunes, de visites à Langlade et de balades en bateau dans les criques du Cap.

Le monde est vraiment à l’envers lorsque les frontières entre nous, provinces atlantiques, doivent rester résolument fermées! Personne ne viendra chez nous, à Terre-Neuve et Labrador, non plus. Certains petits malins ont bien tenté leur chance et poussé la visite à Twillingate pour voir les icebergs il y a une semaine de cela. Les locaux n’ont pas apprécié le geste et nos frontières à nous aussi sont bouclées.

Nous voici donc enfermés chacun chez nous pour l’été. Alors que faire? En profiter! À nous les sites touristiques moins bourrés de monde, à nous les plages tranquilles, les terrains de camping avec des espaces libres, bref le meilleur de notre chez nous et la possibilité d’en profiter, entre nous.

Je réalise que ce n’est pas l’idéal pour l’industrie touristique! Nous ne remplacerons jamais les gens venus d’ailleurs pour respirer notre air du large, manger notre homard et admirer nos baleines et nos icebergs, mais nous pouvons et nous devons, individuellement et collectivement, aider nos industries à s’en sortir en achetant local quand c’est possible, en commandant des repas en ligne maintenant et en allant au restaurant plus tard, en s’offrant un petit séjour à l’hôtel si on le peut.

Voyager tout en restant chez soi. Si on veut soutenir la région, c’est le moment!