Vivement la reprise des travaux à l’Assemblée

Les politiciens néo-brunswickois ont mis de côté la partisanerie au cours des deux derniers mois pour faire front commun contre la COVID-19.

Mais comme il fallait s’y attendre, des tensions ont fini par remonter à la surface.

La question du stimulus économique divise particulièrement les libéraux et les progressistes-conservateurs.

Blaine Higgs exige plus de flexibilité de la part d’Ottawa pour les fonds en infrastructures. Il veut réparer les actifs existants plutôt que d’en construire de nouveaux.

Le député fédéral d’Acadie-Bathurst, Serge Cormier, affirme que c’est à Fredericton que ça bloque. Il accuse Blaine Higgs de compter ses cennes comme Séraphin.

Les libéraux provinciaux mettent eux aussi de la pression sur le premier ministre Higgs.

La semaine passée, ils l’ont fait en brandissant une analyse de la Banque Scotia qui indique que le N.-B. est de loin la province qui a débloqué le moins d’argent pour réduire l’impact de la pandémie sur son économie.

Le hic, c’est que puisque les travaux à l’Assemblée législative sont suspendus en raison de la pandémie, ces échanges se font par entrevues et déclaration interposées.

Heureusement, les travaux vont reprendre le 26 mai.

Cela tombe à point, puisqu’il qu’il y a un tas de questions qui méritent de faire l’objet de vrais débats et qui ne peuvent pas être réglées avec des critiques lobées d’un côté comme de l’autre.

Cela dit, il faudra que les élus fassent leur part pour que la reprise ne serve pas qu’à donner aux députés une scène où s’engueuler sans écouter ce que disent leurs rivaux.

Blaine Higgs devra se rappeler qu’il n’a pas assez de sièges pour gouverner seul.

Quant aux partis d’opposition, ils devront essayer de faire valoir leurs arguments sans menacer de faire tomber les progressistes-conservateurs à tout bout de champ.

La dernière chose dont on a besoin en ce moment, c’est bien une Assemblée dysfonctionnelle ou des élections provinciales.