Les Wildcats devraient bouger

Le repêchage de la LHJMQ s’en vient à grands pas et j’ai bien hâte de voir ce que feront les Wildcats de Moncton pour regarnir leur banque de choix qui fait drôlement pitié à moins de deux semaines de l’encan.

Pour l’instant, les deux premières sélections des Chat Sauvages sont en quatrième (75e) et en sixième (111e) ronde. Il est clair que le directeur des opérations hockey Ritchie Thibeau voudra corriger la situation.

La situation est d’autant plus intéressante que les Wildcats ne voudront sans doute pas laisser passer l’occasion d’ajouter une, voire deux éventuelles vedettes locales, puisque les Flyers de Moncton ont beaucoup à offrir avec les Samuel Savoie, Matteo Mann et Dyllan Gill, entre autres.

D’ailleurs, les rumeurs vont déjà bon train à l’effet que le défenseur de l’année Jordan Spence aurait été offert aux Sea Dogs de Saint-Jean afin d’hériter du troisième choix au total. Quant à Jakob Pelletier, il aurait pour sa part déjà été promis aux Mooseheads de Halifax afin de récupérer le premier choix de 2021. Évidemment, dans les faits, ces deux trocs impliqueraient beaucoup plus.

Et je vous dis ça sous toute réserve, mais Elliott Desnoyers est un autre joueur qui pourrait servir d’appât.

Parlant de Samuel Savoie, le Dieppois tentera de devenir le quatrième attaquant acadien à être sélectionné dans le top-10 d’un repêchage de la LHJMQ.

Jérémie Caissie (10e, 1991), Patrice Cormier (5e, 2006) et Sean Couturier (2e, 2008) ont été les trois premiers.

Notons que six défenseurs de l’Acadie ont également trouvé preneurs parmi les 10 premières sélections d’un encan du Circuit Courteau.

Ils sont Michel Vautour (10e, 1977), Victor Cormier (1er, 1980), Luc Bourdon (3e, 2003), Pierre Durepos (10e, 2009), Justin Haché (8e, 2010) et Lukas Cormier (4e, 2018).

Rappelons que le repêchage aura lieu en ligne sur YouTube les 5 et 6 juin. La première journée, vendredi soir, sera consacrée à la première ronde. Les autres rondes suivront samedi. L’encan américain, lui, sera présenté lundi.

Que fera le Titan?

Chez les rivaux du Nord, il est assez difficile de prévoir ce que fera le directeur général du Titan d’Acadie-Bathurst, Sylvain Couturier, avec son choix de première ronde, le 16e au total. La seule chose que l’on sait c’est qu’il est ouvert à toutes les options.

Certains croient qu’il va sélectionner un gardien ou un attaquant. Ce serait fort logique quand on regarde l’organigramme de l’équipe.

D’autres sont convaincus qu’il va transiger afin d’obtenir un solide patineur de 19 ans qui serait en mesure de revenir comme joueur de 20 ans en 2021-2022. Encore là, ça pourrait être une bonne décision parce que leur groupe de joueurs nés en 2001 gagnerait à être bonifié.

Il y en a aussi qui sont d’avis que Couturier devrait miser le tout pour le tout et offrir son choix de premier tour, de même qu’un choix de deuxième ronde et les droits d’un espoir pour se rapprocher d’une possible sélection de Samuel Savoie, qui est listé comme étant le quatrième meilleur espoir de l’encan par le Centre de soutien au recrutement (CSR). Depuis le temps que les partisans francophones attendent l’arrivée d’une grande vedette acadienne, il y a là une occasion à saisir.

Enfin, il y a toujours l’option de viser un coup de circuit en sélectionnant un récalcitrant avec l’espoir de le convaincre de venir à Bathurst. Et si jamais la réponse du jeune est non, il y a toujours l’option de l’échanger à gros prix à une autre équipe, ou encore d’abandonner ce choix pour hériter d’une sélection de premier tour supplémentaire en 2021. Je vous signale que la saison 2021-2022 est censée être la grosse année du Titan et que lors d’une transaction, un choix de première ronde est souvent plus intéressant qu’un joueur déjà établi aux yeux d’une équipe en phase de reconstruction.

En ce qui concerne le repêchage européen, on me chuchote entre les branches que le Titan a quelques talents de bonne qualité à l’œil. La liste comprendrait l’attaquant russe de 17 ans Grigor Kuzmin, ainsi que ses compatriotes Dmitri Ovchinnikov et Danila Yurov, deux ailiers gauches nés en 2002.

Dans ces murmures, on retrouve aussi un Letton, l’ailier droit Ricards Brinecs, de même que deux Tchèques, le gardien Jan Bednar et l’ailier droit Tomas Chlubna, tous nés en 2002.

Pour ma part, je ne dirais pas non à Bednar, un portier format géant dont on dit beaucoup de bien. Bednar, un pan de mur de 6 pieds 4 pouces et 196 livres, est le deuxième plus bel espoir parmi les gardiens évoluant en sol européen pour le prochain repêchage de la Ligue nationale.

J’avais oublié Julien Breau

Dans le cadre d’une récente entrevue réalisée avec le jeune espoir Samuel Landry de Maltempec, j’ai révélé le nom de quatre gardiens originaires de la Péninsule acadienne qui ont disputé au moins un match dans la LHJMQ.

Ils étaient dans l’ordre Yannick DeGrâce (Shippagan), Mathieu Baker (Inkerman-Ferry), Jean-Michel Lagacé (Saint-Isidore) et Antoine Landry (Caraquet).

J’avais également fait mention de deux autres portiers repêchés qui n’ont pas disputé de matchs officiels, soit Martin Duguay (Lamèque) et Pierre-Vincent Guignard (Pointe-Alexandre). Dans le cas de Guignard, ça pourrait toutefois se réaliser dans les prochains mois.

Eh bien, sachez que j’ai oublié un autre gaillard masqué dans cette dernière catégorie.

En 1994, lors d’un repêchage spécial regroupant les hockeyeurs américains et ceux des provinces maritimes, Julien Breau (Saint-Isidore) a été sélectionné en quatrième ronde (42e au total) par les Tigres de Victoriaville.

Julien, qui est aujourd’hui musicien, a plutôt opté pour la voie des collèges américains en joignant les rangs des Polar Bears de Bowdoin College dans l’État du Maine, l’alma mater du 14e président des États-Unis Franklin Pierce (1853-1857).

C’est quand même incroyable que Saint-Isidore soit la seule localité qui ait produit deux gardiens ayant intéressé les clubs de la LHJMQ dans la Péninsule acadienne.

Et tandis que j’y suis, j’en profite pour souligner que Brian Basque (Tracadie) a pour sa part évolué dans l’OHL en 1989-1990 pour les Knights de London.