«Si l’on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier.» – Martin Luther King

Les difficultés sociales, économiques et écologiques auxquelles nous sommes confrontés en ce temps de pandémie nous incitent à réfléchir.

Certains remettent en cause la mondialisation, notre société de consommation, le partage des ressources et plus encore. Le concept d’autosuffisance suscite de plus en plus d’intérêt.

Ne craignez pas le mot autosuffisance. Ne fermez pas ce journal pour le rouler et écraser une mouche. Je parle simplement de faire un petit pas vers l’autosuffisance. Un simple pas.

Il y a plusieurs mesures que nous pouvons prendre afin d’adopter un mode de vie plus durable. En voici quelques exemples.

– Jardiner: un potager, des fines herbes en pot ou un plant de camerises… L’idée est de cultiver, sans pesticides. Pour ceux qui ont le pouce très vert, une option intéressante est la permaculture: un mode d’agriculture qui s’inspire des lois de la nature pour créer des écosystèmes viables.

– Élever des poules: en plus d’être de bonne compagnie, ces animaux dociles fournissent des œufs frais chaque matin (ou presque).

– Découvrir l’acériculture ou l’apiculture: quoi de plus doux que de cultiver son propre sucre naturel sous forme de sirop d’érable ou de miel? Les abeilles et les érables sont de véritables alliés.

Mais il n’y a pas que l’autosuffisance alimentaire. Nous pouvons aussi…

– Générer de l’énergie renouvelable: installer des panneaux solaires chez soi diminue sa dépendance énergétique.

– Confectionner des produits d’hygiène corporelle: il existe d’excellentes recettes pour faire du dentifrice, du déodorant, de la lotion, du shampooing, du savon, etc. Sans neurotoxines.

– Faire des produits d’entretien ménager: qu’il s’agisse d’un nettoyant pour le plancher, les toilettes ou la lessive, les produits maison peuvent être très puissants. Sans composés organiques volatils (COV).

– Raccommoder et coudre: au lieu d’acheter de nouveaux vêtements, pourquoi ne pas remettre son linge en bon état? Les plus chevronnés, à l’aide de leur machine à coudre, peuvent créer des masques réutilisables (avec un vieux maillot en coton). Pour ma part, il faudrait que je commence par savoir pourquoi ces machines ont une pédale. Elles ont bien une pédale, n’est-ce pas?

– Essayer des remèdes naturels: que ce soit pour soulager un mal de tête, des démangeaisons ou une indigestion, l’efficacité de simples remèdes maison risque de surprendre.

– Construire: on sort le marteau. On donne une deuxième vie à de divers matériaux de construction en les réutilisant pour fabriquer une chaise, une remise ou encore un bac à compost. Écolo et utile. Je suis assez certaine que le Conseil national des MacGyver m’interdirait de manipuler un marteau. Mais bon…

Voici un extrait d’un ouvrage sur la permaculture humaine: «L’enjeu prioritaire aujourd’hui est de mettre nos modes de vie – individuels, familiaux, collectifs – en adéquation avec les ressources disponibles sur la planète.»

On ajoute: «Si rien ne change dans nos modes de vie (mais c’est en train de changer!), en 2050, l’humanité aura besoin de l’équivalent de trois planètes pour répondre à ses exigences, transformer ses déchets et résorber ses pollutions.»¹

Je profite de l’occasion pour remercier les agriculteurs d’ici. En période de crise, ils jouent un rôle de premier plan dans la sécurité alimentaire.

Anticipons le changement!

Défi de la semaine

Osez faire un petit pas vers l’autosuffisance – un pas qui laisse une empreinte écologique légère.

¹Alonso, B. et Guiochon V. (2016). Permaculture humaine. Montréal: Écosociété, p.15, p.18