Pauvre Kris Austin…

Ça ne va pas fort fort ces temps-ci pour la People’s Alliance of New Brunswick. C’est à se demander si elle ne s’en va pas droit dans le mur.

Ce petit parti populiste de droite – mené par un chef qui aime bien taper sur les francophones – était pourtant sur sa lancée il y a à peine un an et demi.

Après les élections de 2018, Kris Austin et sa bande étaient dans une position enviable. Ils avaient trois sièges et la balance du pouvoir.

Ils auraient pu pousser à fond leur populisme et se positionner comme les défenseurs du petit peuple contre l’élite et le gros méchant gouvernement.

Mais ils ont plutôt choisi de se rapprocher de Blaine Higgs. Et il n’a pas accompli grand-chose, à part japper après les droits linguistiques des francophones.

Pendant ce temps, leur popularité a fondu comme une boule de crème glacée mauve au soleil. Et ils n’ont pas réussi à profiter de la pandémie pour remonter la pente.

Selon le dernier sondage trimestriel de Narrative Research, mené le mois dernier, le parti n’est appuyé que par 3% des électeurs décidés.

C’est quatre fois moins qu’en novembre 2018. Méchante débarque, comme dirait l’autre.

Quant à Blaine Higgs, il n’a jamais été aussi populaire.

Tout ça ne présage rien de bon pour la People’s Alliance, d’autant plus qu’il est tout à fait possible que des élections générales aient lieu avant 2022.

Essayez de vous mettre dans les souliers d’un électeur anglophone de droite qui demeure à Sunny Corner, à Sussex ou à St. Stephen.

D’un côté, vous voyez Blaine Higgs se débrouiller plutôt bien depuis le début de la pandémie. Il n’est pas parfait et il est de la vieille école, mais au moins il fait quelque chose.

De l’autre, vous voyez Kris Austin, pour qui vous avez peut-être voté en 2018 et en qui vous avez cru, mais qui n’a pas vraiment livré la marchandise.
Allez-vous vraiment lui donner une deuxième chance et risquer de diviser le vote de droite?

Pauvre Kris Austin…