Soyons prudents sans céder à la peur

Vendredi dernier marquait le troisième mois de la pandémie et de la déclaration de l’état d’urgence par le gouvernement provincial.

Depuis, nous avons connu deux vagues d’infestation du virus, une première à la suite du retour des vacanciers hivernaux et du congé de mars. La deuxième vague est survenue après l’arrivée de travailleurs étrangers et du médecin de Campbellton qui ne s’est pas auto-isolé après son retour du Québec.

Après trois mois de pandémie, nous pouvons faire les constats suivants… Premièrement, la propagation du virus a été freinée par le travail acharné des agents de la santé et la sécurité publiques.

Aussitôt un cas décelé, ces travailleurs inlassables se sont assurés de l’isolement des personnes infectées et de leurs proches.

Deuxièmement, la plupart des Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises ont respecté les directives de la Santé publique et des milliers se sont portés volontaires aux tests de dépistage.

En troisième lieu, nos deux réseaux de santé étaient prêts pour traiter efficacement les cas d’infection et ont réussi à maintenir les services d’urgence dans nos hôpitaux, tout en soignant avec succès la majorité des cas détectés.

Si nous n’avons connu que 164 cas et que deux décès, comparativement à 1061 cas et 62 décès en Nouvelle-Écosse, c’est en bonne partie parce que vous êtes demeurés à la maison durant la phase rouge et que vous avez suivi les directives de la santé publique depuis les phases orange et jaune.

Bravo à vous tous!

Il nous faut cependant demeurer prudents parce que la pandémie n’est pas terminée et qu’il n’existe aucun vaccin ou médicament efficace.

Mais il ne nous faut pas céder à la peur et développer un niveau d’anxiété exagéré face au virus.

Ce dernier ne s’est pas propagé dans nos communautés et avec les mesures en place pour freiner sa propagation, nous devrions pouvoir vaquer à nos activités quotidiennes et profiter de la vie, surtout du bel été sec et chaud qui s’annonce.

Je m’adresse surtout aux fournisseurs de soins de santé privé, aux restaurateurs et autres commerçants qui refusent de livrer de la marchandise, de traiter des patients ou de laisser manger les résidents de la zone 5 dans leurs établissements en raison de deux mini-éclosions de la COVID sur leur territoire.

J’ai récemment été témoin du refus d’un spécialiste de Moncton de donner un rendez-vous à un client de la région 5 en raison des mini-éclosions sur son territoire. S’ils utilisent les directives de la Santé publique pour refuser ces clients, ils les interprètent mal.

Les fournisseurs de soins de la région 5 ne peuvent voir de clients pour l’instant, mais ceux du Grand Moncton ou de la région Chaleur peuvent le faire.

Il y a eu plusieurs cas à Moncton, à Fredericton et à Saint-Jean et les restaurateurs de notre région ne leur refusent pas l’accès à leur établissement. Pourquoi donc le faire pour les résidents de la zone 5?

S’il vous plaît, soyez assez matures pour reconnaître votre erreur et accueillez les gens de toute la province dans vos établissements.

Enfin, je vous prie de ne pas écouter les sornettes du genre que vous attraperez le virus en visitant la région de Campbellton ou sur votre bol de toilette. Il ne se promène pas dans l’air du temps et il se propage uniquement en entrant en contact avec un porteur, qu’il soit humain ou matériel.

Lavez-vous les mains fréquemment et portez un masque dans les endroits publics si vous ne pouvez maintenir la distance physique. Mais ne cédez pas à la peur en demeurant enfermé dans vos résidences et en refusant la visite des membres de votre famille et de vos amis.

Dans toutes les régions, sauf la zone 5, les visites en bulle avec vos amis et votre parenté est permise.

Dans la zone 5, les visites entre deux ménages sont toujours permises.

Il nous faut nous habituer au phénomène du coronavirus dans notre province, mais il ne faut pas succomber à la peur d’attraper le virus.

Bravo à tous les finissants 2020 et bonne semaine à tous.