Un été pas comme les autres

L’année 2020 est à mi-chemin et l’été s’annonce beau et chaud. Mais ça ne sera pas l’été auquel nous sommes habitués. Certes, les maringouins sont de retour et les brûlots ne devraient pas tarder, mais notre été sera bien différent de ceux que nous avons vécus par le passé.

Avec l’arrivée de la pandémie, une expérience que peu parmi nous avons déjà vécue, nous serons forcés de réinventer notre façon de profiter du beau temps, de la nature ainsi que des visites auprès des amis et de la parenté.

Cet été, il ne sera pas possible de visiter nos amis et voisins québécois ni d’y faire des escapades en auto ou à motocyclette.

La région de Montréal demeure la plus infectée au pays et les frontières resteront fermées jusqu’à ce que la situation y prenne du mieux.

Mais rien ne nous force à rester dans notre cour. Même nos amis du Restigouche pourront sortir de leur région et profiter de leur été, la région 5 étant retournée à la phase jaune depuis vendredi.

L’opportunité nous est donnée d’apprendre à mieux connaître et apprécier notre province, sa nature époustouflante et ses habitants des plus chaleureux.

Le périple du journaliste Simon Delattre à travers la province a de quoi nous faire rêver de s’évader pour visiter ces trésors méconnus comme les impressionnantes chutes d’eau que l’on peut apprécier sur la page Facebook de Waterfalls NB ou les sites enchanteurs du groupe Paysages d’Acadie, comme la plage de Val Comeau, un magnifique coucher de soleil sur la plage de Beresford ou de Miscou, le quai de Cap Caissie ou de Petit-Rocher, la dune de Maisonnette ou celle de Bouctouche, l’Éco-Centre de Lamèque ou bien l’ile aux Foins à Néguac.

L’ami Delattre nous fait également apprécier le Nord-Ouest et ses trésors. Pour moi, rien ne bat une visite aux Jardins botaniques de Saint-Jacques ou aux chutes de Grand-Sault. Sans oublier un court arrêt, soif oblige, chez les Brasseurs du Petit-Sault.

Même si le Rodéo Western n’aura pas lieu à Saint-Quentin cet été, rien ne nous empêche d’aller visiter les amis du Restigouche-Ouest ou de faire une descente en canot de la merveilleuse rivière Restigouche à partir de Kedgwick.

Tant qu’à y être, pourquoi ne pas aller visiter les amis de Saint-Léonard, de Dalhousie, de Balmoral ou de Charlo?

L’été 2020 sera bien entendu différent, mais il risque d’être aussi intéressant et éducatif que les étés précédents.

Entre autres, une petite visite à la distillerie Fils du Roy à Petit-Paquetville nous en apprendra beaucoup sur notre histoire et nous permettra d’apprécier des produits de chez-nous. Une bonne bière artisanale Évangéline peut-être…

Le printemps 2020 aura aussi été bien différent que par le passé. Pour une fois depuis belle lurette, le homard était beaucoup moins cher que le steak et plusieurs en ont profité pour en mettre en conserve pour l’hiver.

Notre printemps a également été différent parce que notre système de santé a beaucoup changé depuis l’arrivée du virus. Un miracle s’est presque produit: plus personne n’a la grippe, les urgences se sont vidées et les médecins retournent nos appels sans tarder.

Une consultation auprès de certains spécialistes ne prend plus que quelques heures avant de se réaliser.

Comme me disait une amie, si ç’a pris une pandémie pour faire réaliser au système de santé qu’un appel téléphonique est aussi valable qu’une visite chez le médecin avec une longue attente, le confinement d’un mois en aura valu la peine.

Nous n’aurons pas droit aux festivals et à tous les concerts en plein air cet été, mais les promoteurs artistiques trouveront bien une façon de faire monter nos artistes sur scène.

Comme le feront les organisateurs des spectacles en plein air devant le vieux couvent à Caraquet.

En terminant, je voudrais profiter de l’occasion pour féliciter le nouveau président de la SANB, Alexandre-Cédric Doucet.

Âgé de 25 ans, il apportera un vent de jeunesse et de renouveau à cet organisme.

Bon été à tous et à septembre prochain.