Hé les gars, faut qu’on se parle

Hé les boys hétéros, faut qu’on se parle.

Depuis une couple de semaines, de nombreuses femmes dénoncent leurs agresseurs sur Instagram. Il doit y avoir un paquet d’hommes qui ne se sentent pas concernés et d’autres qui ont la chienne d’être ciblés.

Peut-être que vous vous dites que les victimes ont été malchanceuses et qu’il s’agit de cas isolés. Mais honnêtement, est-ce vraiment le cas?

Demandez aux femmes dans votre entourage de vous parler de ce qu’elles ont vécu et des traumatismes qu’elles ont subis. Mon petit doigt me dit que leurs réponses vont vous étonner.

Il y a aussi fort à parier que des hommes que vous connaissez et respectez ont déjà fait des choses répréhensibles. Peut-être que vous aussi avez fait des conneries et que vous ne le réalisez pas encore.

«Wô minute, je n’ai jamais violé personne!»

Ok, mais avez-vous déjà pogné la fesse d’une femme dans un bar? Ou poussé pour qu’un «non» se transforme en «oui»? Ou envoyé une dick pic sans consentement? Ou traité une collègue comme un morceau de viande?

«Voyons donc, faut quand même pas tout mettre dans le même panier!»

Ok, mais un moment donné, il faut élargir notre définition de ce qui constitue une violence sexuelle.

C’est tout à fait correct si ce que je dis vous dérange. Ce sont des sujets qui ne sont pas souvent abordés entre gars.

Combien d’entre nous ont déjà eu des discussions franches entre collègues ou entre amis sur la violence sexuelle et sur le consentement?

Trop peu. Et c’est problématique.

Les femmes peuvent nous sensibiliser et raconter ce qu’elles ont vécu. Elles peuvent porter plainte à la police ou faire des dénonciations anonymes sur Instagram.

Mais tant que les hommes hétéros ne seront pas prêts à se sortir la tête du sable et à discuter franchement de ces sujets difficiles, les choses ne changeront pas.

Il faut qu’on se parle. La solution passe aussi par nous.