Évidemment que les libéraux zieutent Robert Gauvin

Robert Gauvin portera-t-il les couleurs des libéraux dans Baie-de-Shediac–Dieppe lors des prochaines élections provinciales? C’est la question à cent piastres, alors que persistent les rumeurs d’élections hâtives.

Le député indépendant de Shippagan-Lamèque-Miscou a confirmé la semaine dernière qu’il a récemment discuté de cette possibilité avec des représentants du Parti libéral.

Il a précisé qu’il n’a pas encore pris de décision… mais on voit bien que c’est une option qui l’intéresse beaucoup, même s’il est originaire de la Péninsule acadienne. Et pour cause; il a fait sa vie dans le Sud-Est et demeure à Moncton avec sa petite famille.

Sans surprise, des députés libéraux ont reconnu publiquement qu’ils sont ouverts à l’idée d’accueillir Robert Gauvin dans leurs rangs.

Ça se comprend, et ce, même s’il a ses défauts. Il n’a pas beaucoup d’expérience en politique et il a longtemps défendu Blaine Higgs avant de lui tourner le dos. Et puis on sait que les électeurs ne sont pas toujours tendres envers les transfuges (parlez-en à Angela Vautour, Wally Stiles et Bev Harrison).

Cela ne change pas le fait qu’il serait un as dans la manche de Kevin Vickers (à condition qu’il remporte l’investiture, que convoite déjà au moins une autre personne; René Ephestion).

Le chef libéral pourrait se servir de lui pour rappeler aux gens que Blaine Higgs a tenté de fermer six urgences rurales la nuit. Il pourrait difficilement trouver mieux comme moyen de déconcentrer et même de narguer son principal adversaire.

D’autant plus qu’il n’aurait pas besoin de prendre sa recrue par la main pour le présenter aux électeurs de Baie-de-Shediac–Dieppe.

Appelons un chat un chat; il serait très surprenant que les progressistes-conservateurs réussissent à battre Robert Gauvin dans l’ancien fief de Brian Gallant. Surtout si les bleus misent sur Mathieu Caissie, qui est beaucoup moins connu et qui n’a même pas réussi à remporter la présidence de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

Il ne reste plus qu’à attendre des nouvelles de l’ex-vice-premier ministre. On peut analyser ses perspectives autant qu’on le veut, mais rien n’est encore coulé dans le béton.