Les astres sont alignés pour Blaine Higgs

Ça sent de plus en plus les élections provinciales hâtives au Nouveau-Brunswick. Ne me dites pas que vous ne l’avez pas remarqué.

Blaine Higgs affirme qu’il préférerait ne pas convier les électeurs aux urnes, mais on voit bien que les progressistes-conservateurs multiplient les congrès à l’investiture.

C’est un peu comme si un général plaçait ses troupes sur le champ de bataille en premier disant «non non, je ne veux pas me battre, vous vous énervez pour rien.»

Pendant ce temps, les libéraux crient sur les toits qu’ils ne veulent pas de campagne. Ils disent qu’ils ne veulent pas partir sur le sentier de la guerre en raison de la COVID-19. Cet argument se tient tout à fait debout, puisque la pandémie pourrait nous péter dans la face à tout moment.

Mais un autre argument qui est tout aussi valable – mais que les rouges sont pas mal moins vites à sortir publiquement – c’est qu’ils ne sont pas particulièrement en bonne posture.

Ils traînent de la patte dans les sondages, leur chef n’est pas populaire et il gère son équipe des estrades depuis plus d’un an (puisqu’il n’a pas de siège à l’Assemblée législative). Pendant ce temps, Blaine Higgs se débrouille bien depuis l’arrivée du virus et n’a jamais bénéficié d’autant d’appuis.

Il ne faut pas non plus oublier qu’une campagne provinciale automnale ne ressemblerait pas du tout à celles qu’on a vues par le passé. Par exemple, les chefs ne pourraient pas tenter de charmer les électeurs et de fouetter leurs troupes lors de grands ralliements.

Kevin Vickers n’est pas un grand orateur, mais le fait est qu’il a plus besoin de ces événements pour se faire connaître que Blaine Higgs (qui n’est d’ailleurs pas plus habile au micro que lui).

Bref, les astres sont alignés et Blaine Higgs a plus de chances que jamais de décrocher un mandat majoritaire s’il décide de jouer le tout pour le tout…mais peut-être pas pour bien longtemps.