J’ai été forcé de porter un masque… et j’ai survécu!

J’ai récemment visité la Nouvelle-Écosse, où le port du masque est obligatoire dans les lieux publics intérieurs. Et vous savez quoi? Je suis revenu à Moncton en un seul morceau!

C’était la semaine passée. J’ai passé deux jours dans la région de Grand-Pré et à Halifax pour profiter un peu de l’été et pour changer d’air.

À l’entrée des vignobles, de l’auberge et des commerces que j’ai fréquentés, des petites affiches m’ont rappelé que je devais me couvrir le visage. Dans les cafés et les restaurants, le personnel m’a demandé de rester masqué sauf lorsque j’étais assis à ma table.

Je n’ai pas vu une seule personne rouspéter ou essayer d’entrer dans un magasin la face à l’air. Les gens autour de moi semblaient trouver cet état des choses tout à fait normal, comme s’ils avaient l’habitude. Ça m’a vraiment frappé.

Pourtant, lors de mon passage dans ces communautés, le port du masque n’était obligatoire que depuis une semaine.

Après, c’est sûr que ce n’était pas toujours très confortable d’avoir du tissu dans la face, surtout en plein après-midi. Et mettre, enlever, mettre, enlever; ça devenait vite agaçant.

Puis, il faut dire que veux, veux pas, tout le monde avait un peu une face de boeuf. Ce n’est pas facile de sourire avec les sourcils.

Cela dit, ce n’était pas trop pénible et j’ai vite pris le tour. Un peu comme plus tôt cette année, lorsqu’il a fallu que j’apprenne à me laver les mains vingt fois par jour.

Tout ça m’a fait penser au Nouveau-Brunswick, où la COVID-19 a fait moins de victimes et qui a décidé de ne pas imposer le port du masque.

Nous ne sommes toutefois pas à l’abri d’un retour en force du virus et il est tout à fait possible que Fredericton change éventuellement d’idée.

Si cela se produit, il faudra réaliser que ce n’est pas la fin du monde, penser à ce qui s’est passé quand la Nouvelle-Écosse a imposé le masque et tenter de gérer ça comme des grands nous aussi.