«Chaque fois que vous dépensez de l’argent, vous votez pour le type de monde que vous voulez.» – Anna Lappé

Je m’achète une bonne barre de chocolat. Mmm… 1$ pour un délice euphorisant. C’est bon marché.

Je me paie un café savoureux. Mmm… 1,40$ pour une infusion réconfortante. Très bon marché.

Je me procure une jolie bouteille d’huile d’olive. Mmm… 5$ pour une huile aux arômes délicats. Bon marché encore.

Je m’approvisionne en sucre. Mmm… 1,95$ pour un ingrédient divin. Très, très bon marché.

Mais, ces aliments sont bon marché pour qui? Pour les consommateurs? Assurément. Pour les multinationales? Sans conteste. Pas pour les producteurs du Sud. Ni pour les familles agricoles. Ni pour les pays en développement.

Solution de rechange?

Il doit y avoir un moyen de contrer ces inégalités et d’avoir un système économique qui propose plus d’équité. Il doit y avoir un moyen d’aider le consommateur à prendre conscience de ses responsabilités et de ses droits dans le commerce international. Il doit y avoir un moyen de freiner l’exploitation et d’assurer un revenu minimum aux producteurs du Sud.

Arrive alors le commerce équitable. Applaudissements!

Consommation responsable

J’ai lu l’ouvrage Acheter, c’est voter. L’auteure Laure Waridel explique le commerce équitable et la consommation responsable avec brio. Elle retrace la route du café afin d’illustrer les inégalités qui en résultent. Elle révèle la rémunération misérable que les cultivateurs du Sud reçoivent en échange d’une vie de labeur.

Elle précise que le café a non seulement le pouvoir de nous réveiller le matin, mais aussi le pouvoir de nous réveiller à ces enjeux. «Nous réveiller. C’est peut-être ce que le café peut faire de mieux dans le contexte plus large de l’économie mondiale et de l’exploitation environnementale et sociale qui s’y pratique. Il peut nous ouvrir les yeux sur des problèmes bien réels auxquels nous contribuons sans le vouloir.»1

Le coût de la justice

En tant que consommateurs, nos choix ont un impact significatif sur l’humanité et la planète. Je concède que devenir un consommateur judicieux n’est pas une mince tâche; nous connaissons trop peu souvent l’éthique des grandes entreprises.

Malgré cela, lorsque nous achetons des produits exotiques, nous pouvons privilégier ceux qui sont certifiés équitables. Les étiquettes «Fairtrade» (ou équivalent) rendent la tâche plus facile.

Lorsque je m’imagine une famille agricole ayant travaillé d’arrache-pied à cultiver le sucre que j’ai consommé, sans réfléchir à sa provenance, j’ai soudain envie de payer un juste prix pour les produits que j’achète. Au-delà des considérations financières se trouve la dignité humaine.

Si nous payons un juste prix, d’autres humains, au loin, n’auront pas à payer le prix de l’injustice.

Respectons les agriculteurs du Sud!

Défi de la semaine

Choisissez un aliment importé du Sud que vous consommez régulièrement, puis informez-vous sur les pratiques de l’entreprise qui le fournit.

1 Waridel, L. (2005). Acheter, c’est voter. Montréal: Écosociété, p.14.