L’écotourisme: une solution écologique et économique

Cet été, le N.-B. est partagé entre son souhait d’accueillir de nombreux touristes sur ces plages et la crainte d’une résurgence de la pandémie, associée à une perte économique considérable. La période actuelle nous démontre aussi les limites d’un système globalisé, l’importance de consommer localement et de protéger l’environnement.

Un terrain de convergence entre ces objectifs, parfois antagonistes, peut être trouvé en assurant la promotion et le déploiement de l’écotourisme.

À partir des années 70, le tourisme mondial a pris de l’ampleur, ce qui, depuis, a engendré des problèmes sociaux et environnementaux, particulièrement le manque de respect des communautés locales et de l’environnement.

Au cours des dernières décennies, de nombreux Sommets de la Terre ont été organisés, permettant la reconnaissance du développement durable par de très nombreux pays allant des plus riches aux plus pauvres. Cependant, même si le développement durable est largement reconnu et accepté, sa mise en place se trouve plus ou moins prioritaire selon les pays et entraine même de vifs débats tant au niveau de la recherche scientifique, que des entreprises, ou au sein de la population.

Le développement durable permet pourtant d’explorer de nouvelles possibilités de développement tout en prenant en compte la préservation de notre écosystème. Autrement dit, l’économie et l’écologie peuvent se rejoindre.

L’écotourisme est un exemple de ces possibilités. Il facilite le développement durable sur un territoire (local, régional ou national). Il a pour avantage de favoriser le respect des zones naturelles comme des cultures locales (passées et présentes) du territoire considéré.

En parallèle, une prise de conscience citoyenne prend forme et tend même à croître depuis ces dernières années. Désormais, le consommateur ose affirmer haut et fort son souhait d’acheter en priorité des produits locaux de qualité, mais aussi moins toxiques et plus durables.

Ces modes de consommation éthique commencent aussi à être pris en compte par les entreprises qui ont compris que mettre en valeur les produits locaux et des pratiques de productions responsables entraîne la confiance du consommateur et leur offre une belle occasion de se différencier de la concurrence par une amélioration de leur image de marque.

En somme, pour des raisons éthiques, écologiques ou simplement économiques, la population, les entreprises et les États semblent se trouver sur le même diapason. Alors, profitons de cet alignement des planètes: au N.-B., développer l’écotourisme permettrait de conjuguer le respect de l’environnement, de la biodiversité et de la viabilité économique, avec un partage équitable des bénéfices, le respect des territoires, de leurs communautés et des cultures, avec la satisfaction des visiteurs. Certains sites (tourisme N.-B.) et blogues (UNI) en font d’ailleurs la promotion.

L’écotourisme peut être l’une des clés de la potentielle réussite néo-brunswickoise et une voie à emprunter pour sortir de la crise économique post-COVID-19 tant redoutée. Il s’agirait d’une belle occasion de mieux faire connaître la beauté des paysages de la province, sa richesse patrimoniale et son histoire, y compris par la mise en valeur de la culture acadienne.