Tous pareils les partis

Les partis politiques, c’est vraiment du pareil au même au Nouveau-Brunswick. Bonnet blanc ou blanc bonnet comme on dit. Vous n’êtes pas d’accord?

C’est pourtant le message que nous envoient eux-mêmes les partis et leurs candidats. La preuve? Les candidats à ces élections-ci qui ont porté les couleurs d’une autre formation lors d’élections pas si lointaines ou qui ont tenté de le faire sont légion. Les plus connus sont sans doute Robert Gauvin qui est passé du bleu au rouge récemment et Dominic Cardy qui est passé de l’orange au bleu il y a trois ans, mais ils sont loin d’être les seuls. Le candidat progressiste-conservateur dans Restigouche-Ouest, Louis Bérubé, était candidat pour le Parti vert du Canada il y a à peine un an. Son compatriote dans Fredericton-Grand-Lake, Roy Wiggins, a été candidat sous Brian Gallant en 2014 avant de se joindre à l’équipe de Blaine Higgs. Le libéral Phil Comeau qui tente de se faire élire dans Saint-Jean-Est était candidat du NPD dans la même circonscription il y a 6 ans. Chris Duffie, un autre candidat libéral, voulait tellement être candidat pour les bleus qu’il a poursuivi le parti devant les tribunaux il y a deux ans pour avoir refusé sa candidature. Même Kevin Arseneau, le fier lieutenant francophone du Parti vert, ne s’était pas gêné pour dénoncer le Parti libéral dans les médias lorsque celui-ci avait refusé sa candidature en 2017.

Il est tout à fait normal et même très sain pour un électeur d’accorder son appui à différents partis au fil du temps selon les dossiers et les candidats. Se présenter pour un parti devrait toutefois nécessiter des convictions un peu plus solides. Ce jeu de chaise musicale entre les candidats et les partis a véritablement de quoi alimenter le cynisme ambiant à l’égard des politiciens. Après ça, on se demande pourquoi le tiers des électeurs n’ont pas pris la peine d’aller voter aux dernières élections.