La pandémie, les élections et nous

Je suis content de pouvoir vous retrouver après mon congé d’été, autant reposé que rassasié des beautés naturelles de notre province. Je profite de l’occasion pour remercier les lecteurs et lectrices rencontrés au hasard qui m’ont encouragé de continuer à écrire cette chronique.

De Val Comeau à Saint-Andrews, en passant par Moncton, Bouctouche, Barachois, Nigadoo, Robertville, Maisonnette, Caraquet, Charlo et Saint-Quentin, je viens de vivre un très bel été avec mon amie et nos familles… malgré la pandémie et ses irritants.

J’espère que vous aussi, vous avez pu profiter de votre été pour visiter notre province et revoir vos parents et amis.

Je reviens d’un séjour de quatre jours au Camping de Val Comeau, un des plus beaux et plus spacieux de la province. La vue sur la rivière Tracadie y est imprenable (j’ai joint à la version en ligne une photo d’un coucher de soleil, gracieuseté de Lisa Godin de Petit-Paquetville).

Les hérons bleus, les rarissimes pluviers siffleurs et les fameuses coques étaient tous au rendez-vous.

Pour un instant, il nous a été possible d’oublier que nous vivons une des crises majeures de notre temps.

Faire l’épicerie en portant un masque, devoir faire la ligne à l’extérieur pour se procurer un goûter au poulet et suivre des flèches dans tous les magasins… L’ensemble de ces gestes nous ramène tous à la dure réalité de la COVID-19.

Les recherches scientifiques pour trouver un vaccin ne sont pas encore concluantes et les experts en santé publique ne voient pas de fin à cette crise avant le milieu de l’an prochain. Des vaccins sont au stage d’essai dans plusieurs pays et ils pourraient être distribués au grand public à compter de cet automne.
D’ici là, demeurons vigilants et réconfortons-nous que le virus ne se soit pas propagé dans notre province. Les récents cas sont tous reliés à des voyages internationaux.

Côté irritants , il y a bien sûr aussi des élections provinciales dont la majorité des Néo-Brunswickois ne voulaient pas, des familles qui n’ont toujours pas la permission de visiter leurs parents dans les foyers de soins et des changements aux programmes d’aide du gouvernement fédéral qui ne semblent pas faire l’unanimité.

Il y a aussi les restrictions qui empêchent le grand public de pouvoir participer à des services religieux qui se font sur invitation seulement.

J’ai récemment reçu une telle invitation pour assister aux funérailles de l’ancien ministre Roland Haché. L’église était pleine à moitié en raison des mesures de distanciation physique. Autrement, elle aurait été pleine à craquer.

Roland Haché fait évidemment partie des grands disparus de cette période de pandémie pour lesquels les familles n’ont pu être à leurs côtés durant leur fin de vie.

J’espère que la Santé publique trouvera sous peu une façon d’assouplir les règles afin de permettre aux familles de visiter les leurs dans les foyers de soins et dans les hôpitaux.

La pandémie est évidemment un irritant majeur sur lequel nous n’avons aucun contrôle, mais une élection provinciale cet été aurait cependant pu être évitée.

Il est malheureux que les partis politiques n’aient pas su trouver de terrain d’entente pour laisser le gouvernement en place jusqu’à ce qu’un vaccin soit découvert.

Se rendre voter avec un masque n’est pas jojo et nous allons devoir faire notre devoir de citoyen un peu à reculons.

En passant, je félicite tous les candidats et les candidates qui se sont présentés à cette élection. Notre démocratie se porte bien.

Il est cependant malheureux que le nombre de candidats féminins ait diminué.

Mince consolation, nous sommes au moins assurés de l’élection d’une femme dans Madawaska-les-Lacs-Edmundston, les trois candidats qui s’y présentent sont des femmes.

Et les chances sont bonnes dans deux autres circonscriptions à majorité francophone… À Caraquet, deux candidats sur trois sont des femmes et, à Dieppe, trois candidats sur quatre sont des femmes.

De plus, il y a au moins une femme candidate dans la plupart des circonscriptions francophones, sauf dans Victoria-la-Vallée et Restigouche-Ouest.
Ceci dit, bon retour aux études scolaires, collégiales ou universitaires, et bonne semaine à tous.